Aide financière et technique pour l'’Haïti

14 janv. 2010

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a dépêché des experts techniques et accordé une aide financière à Haïti afin d’accélérer le lancement des opérations de secours de la Mission des Nations Unies dans ce pays au lendemain du très fort tremblement de terre de mardi. Les opérations de recherche et de secours se poursuivent sans désemparer, alors que le nombre total des victimes et l’ampleur des dégâts ne sont pas encore connus, mais risquent d’être très élevés et très étendus. Des équipes de recherche de l’étranger et des avions de fret transportant des secours qui font désespérément défaut ont commencé à se poser et d’autres suivront rapidement, alors que les institutions de l’ONU se livrent à un travail d’évaluation des dégâts et déploient leurs équipes d’intervention d’urgence pour aider à la coordination des opérations de secours humanitaire.

Le PNUD, en tant que coordonnateur de l’équipe de relèvement rapide de l’ONU, sera appelé à travailler avec le Gouvernement haïtien et autres partenaires sur l’évaluation des dégâts et des besoins et sur les préparatifs de reconstruction. Les interventions d’urgence comportent l’enlèvement des débris et le rétablissement des infrastructures sociales essentielles comme la réfection des rues et la remise en état des réseaux électriques pour permettre l’acheminement de l’aide d’urgence indispensable. Le PNUD lancera également des programmes « travail contre rémunération » pour stimuler l’économie locale.

« Le réseau de communication est détruit comme le réseau informatique », a affirmé Kim Bolduc, Coordinatrice résidente du PNUD. « On est sur le point de rétablir l’accès à l’internet et le système de téléphone par satellite. L’acheminement des vivres et de l’eau a commencé aujourd’hui vers les populations les plus touchées. On examine aussi la possibilité d’ouvrir des abris alors que les gens couchent dans la rue par crainte des ondes de choc ».

« Nous ferons tout ce qu’il est possible pour donner à notre personnel en Haïti les moyens d’aider le peuple haïtien sur le long chemin du redressement », a déclaré pour sa part Helen Clark, Administrateur du PNUD. « Il s’agit d’une urgence d’ordre humanitaire qui exige des efforts de coordination des secours au niveau international ».

Cent cinquante membres environ du personnel de l’ONU sont toujours portés disparus, dont une centaine censée se trouver dans l’immeuble du Siège de l’ONU à Port-au-Prince au moment où il s’est effondré. Trente-six membres du personnel sont confirmés morts et 73 blessés. Huit membres du personnel ont été secourus à ce jour, dont un agent de sécurité estonien.

Le chef de la Mission de l’ONU en Haïti Hédi Annabi et son adjoint Luiz Carlos da Costa se trouvent toujours coincés dans les décombres de l’Hôtel Christopher, qui accueillait la Mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH). Le Sous-secrétaire général de l’ONU et ancien chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, a atterri aujourd’hui à Port-au-Prince pour diriger les opérations d’urgence sur place.

« Les 72 heures qui suivent un tremblement de terre sont essentielles pour retrouver et dégager les survivants », a déclaré le Secrétaire général. Les besoins, notamment en médicaments, vivres, eau, tentes et matériel lourd sont à la fois « énormes » et «pressants », a-t-il précisé.

« Les Nations Unies travaillent étroitement avec les gouvernements du monde entier pour satisfaire les besoins humanitaires d’urgence et pour coordonner les opérations de relèvement rapide s’inscrivant dans les objectifs de développement à plus long terme. Haïti aura besoin d’un soutien extraordinaire pour se remettre de ce drame affreux », a affirmé Helen Clark.

Le décompte du personnel du PNUD se poursuit. Les réseaux de communication pratiquement détruits dans tout le pays, trois équipes du PNUD ont commencé à faire du porte-à-porte pour retrouver leurs camarades disparus, a déclaré Kim Bolduc.

Pour en savoir plus: Dossier : Haïti

Images de destruction et pertes