• Il faut agir maintenant pour stopper le changement climatique

    08 nov. 2012

    Une femme traverse un marché inondé à Port-au-Prince. L'ouragan Sandy est passé à l'ouest d'Haïti le 25 Octobre 2012. Photo Logan Abassi ONU / MINUSTAH

    Les ravages causés par l‘ouragan Sandy nous rappellent une fois de plus le potentiel destructeur des phénomènes météorologiques extrêmes – même dans un pays développé tel que les États-Unis, et même avec des mécanismes d’alerte et  d’aide d’urgence rapides. De Kingston en Jamaïque au quartier de Jamaica à New York, cet ouragan a eu un effet dévastateur qui, selon le Maire de New York, a encore été aggravé par le changement climatique.

    Mais, tandis que les pays développés consacrent des fonds toujours plus importants à créer des systèmes de protection contre les inondations, indemniser les agriculteurs et ajuster leurs thermostats aux étés de plus en plus chauds, les conséquences du changement climatique en Afrique s’avèrent catastrophiques : les récoltes sont mauvaises, les populations souffrent de la faim.

    Nous pourrions, en tant que communauté mondiale, passer à des économies vertes et inclusives qui corrigent les inégalités, encouragent le développement, et mettent un frein aux attaques constantes que subit notre écosystème.

    Pourquoi, dans ce cas, le monde ne fait-il pas plus d’efforts?

    Au niveau mondial, les réponses politiques restent très en retard par rapport aux recommandations faites par les scientifiques.

    On peut invoquer en premier lieu la brièveté des mandats politiques qui décourage la réflexion à long terme, surtout lorsque les frais initiaux sont élevés. C’ est particulièrement vrai en période de contraintes budgétaires et de faible croissance.

    Par ailleurs, on évalue mal l’impact négatif du changement climatique sur les progrès des pays en développement, où les populations qui ont le moins contribué aux dommages environnementaux qui les menacent sont les plus touchées.

    Nous devons nous accorder sur la façon dont chacun doit agir, ainsi que sur les mécanismes nécessaires à la transition vers une économie verte et inclusive. Tous les pays doivent adopter des technologies propres, accroître l’efficacité énergétique, et passer à des sources d’énergie, à des modes de production et de consommation plus durables.

    Lutter contre le changement climatique peut contribuer à accélérer les transformations économiques et énergétiques, induire des révolutions technologiques et stimuler la création de nouveaux modèles de production. Cela peut aussi entraîner la création de nouveaux produits, services, emplois et exportations.

    Il faut pour cela des citoyens engagés et des dirigeants audacieux avec une vision à long terme. « Trop peu, trop tard » n’est pas l’héritage que nous voulons transmettre aux générations futures.. Il n’y a pas de temps à perdre.

    Donnez-nous  votre avis: Avec la prochaine Conférence sur les changements climatiques à Doha à la fin du mois, comment résoudre les questions en suspens et proposer des solutions rapides à l'échelle nécessaire?


A propos de l'auteur
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Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009.

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