Notre perspective

      • Le jour où j’ai participé à ma première « caravane Kaeru »

        01 févr. 2013

        Vendredi 1er février 2013, Japon –  Le mot japonais « Kaeru » est l’équivalent du français « grenouille ». Il désigne ici une caravane et surtout mon coup de cœur, en matière de protection civile, de ces deux dernières semaines. La caravane Kaeru a déjà rebondi dans plusieurs villes japonaises et a même dépassé les frontières du pays. Le 27 janvier, elle s’est arrêtée au Centre de l’Agence japonaise de coopération internationale à Kobe. Pendant une journée, le logo vert et blanc, représentant la tête de l’amphibien, était servi à toutes les sauces, dans une grande variété de tailles et sous plusieurs formes. Ce jour-là, j’étais indifféremment curieux comme un enfant au seuil de l’âge de raison et appliqué comme un professeur d’école primaire. J’ai parcouru, d’un bout à l’autre, tout le circuit de l’événement en vue mieux de m’informer, d’accompagner les visiteurs et d’apprendre aussi en m’amusant. Pour l’occasion, les organisateurs et leurs partenaires – des sapeurs pompiers, des enseignants, des volontaires… - ont proposé un florilège d’activités : la technique des nœuds de corde ; le transport des blessés sur une couverture transformée en civière ; l’utilisation d’extincteurs à eau ; la distribution de rations alimentaires d’urgence ; la composition d’un kit d’urgence ; l’expérimentation du simulateur de Plus

      • Marcher dans les rues de Kobe pour Haïti et pour le Japon - lettre 1

        17 janv. 2013

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        Aujourd’hui j’ai marché dans les rues de Kobe. J’ai marché, pendant plus d’une quarantaine de minutes, en souvenir de milliers de personnes qui sont mortes dans le tremblement d’Hansi-Awaji, survenu le 17 janvier 1995. Je l’ai fait en même temps que 5000 Japonais, toutes générations confondues, dans une ambiance à la fois de méditation et d’espoir. Du recueillement pour ceux qui sont partis, il y a 18 ans ; mais surtout l’espoir de toute une communauté qui, depuis, a su renaître de ses décombres et continue chaque jour de se préparer pour ne plus revivre de tels cauchemars. J’ai marché deux kilomètres. Mais dans ma tête, j’ai marché d’un bout à l’autre du monde. Puisque loin, très loin d’ici et cinq jours plus tôt, mon pays Haïti commémorait, lui aussi, le troisième anniversaire d’un autre tremblement de terre très lourd de conséquences : celui du 12 janvier 2010. Aussi, dans les rues de Kobe, pendant la marche du souvenir, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à celles et ceux qui sont disparus chez nous, parmi eux des amis et de proches collaborateurs. Entre recueillement et espoir, je me suis senti si loin d’Haïti pour la commémoration, mais si proche aussi quand Plus

      • Au-delà des montagnes, un meilleur avenir pour les Haïtiens

        11 janv. 2013

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        Une jeune femme entrepreneur en Haïti. Photo: PNUD en Haïti

        « Au-delà des montagnes, encore des montagnes », dit un vieux proverbe haïtien, en rappel des défis démesurés que cette demi-île caribéenne a dû relever depuis la nuit des temps. En tête de liste, le séisme de 2010 qui a fait plus de 200 000 morts, déplacé 1,5 million de personnes et ébranlé ou rasé quelque 300 000 bâtiments. Son impact a été le plus dévastateur dans la capitale hyperurbanisée et surpeuplée du pays où il a provoqué des ruines inimaginables et détruit environ 80 pour cent de l'économie de la ville. Mais les Haïtiens sont habitués à escalader les montagnes. Le gouvernement, le secteur privé et les organisations internationales travaillent avec les familles et les communautés à reconstruire le pays et à relancer l'économie. Les femmes, qui dirigent presque 50 pour cent des ménages, jouent un rôle clé. Placer les Haïtiens et leurs communautés au cœur du processus de relèvement est essentiel. Dans les quartiers, ce sont les résidents qui fixent les priorités en termes de reconstruction des maisons et des infrastructures, avec une attention toute particulière aux risques spécifiques aux citadins. Pour permettre aux familles de prendre elles-mêmes en charge la réparation et la reconstruction de leurs maisons, le Plus