Notre perspective

      • Un agenda de développement plus inclusif

        28 mai 2014

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        Benjamin et Jonasson en pleine discussion sur l'enquête My World avec des élèves du lycée Philippe Guerrier des Cayes. PNUD HAITI

        Il y a de cela un an, je suis arrivé en Haïti pour travailler comme volontaire au sein du programme des volontaires des Nations Unies (VNU), dans le cadre des consultations générales sur le programme de développement post-2015. Une grande partie de mon travail en Haïti consiste à atteindre les ménages se trouvant dans les endroits les plus reculés pour recueillir leurs voix dans le cadre de l’enquête MY World. A l’occasion de la Semaine mondiale d’action MY World (du 5au 11 mai 2014), mon collègue, Jonasson David (Coordonnateur National du Rapport OMD 2013) et moi, avons visité les Cayes (département du Sud d’Haïti) pour recueillir les votes de jeunes étudiants et discuter de leurs priorités. C’est dans cet esprit que l’enquête MY World a été créée : il s’agit d’une enquête lancée par les Nations Unies à l’échelle mondiale pour collecter les priorités des populations de base dans le dialogue international en cours pour un monde meilleur après 2015. En Haïti, les volontaires mobilisés et les organisations partenaires locales se sont déplacées dans cinq départements pour interroger la population (les départements de l’Ouest, du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite, et de la Grande Anse), favorisant, de fait, la diversité de l’échantillon :  Plus

      • « Haïti » : Sur le chemin de la résilience aux désastres

        26 mai 2014

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        Panneau Signaletique de sensibilisation. PNUD Haïti

        Classé 168e pays sur 187 par l'Indice de Développement Humain (IDH) en 2014, avec plus de la moitié de sa population vivant avec moins de USD1.25 par jour, Haïti est considéré comme l'un des pays les moins résilients face aux désastres naturels dans le monde. Durant les années précédant le séisme de 2010, l’indice de risque de catastrophes pour Haïti était déjà parmi les plus élevés au monde. Un indice tendant à se renforcer davantage avec l’impact du changement climatique et la dégradation environnementale. Cette vulnérabilité est liée au degré d’exposition aux menaces naturelles ainsi qu’aux aspects socio-économiques du pays, dont le taux de pauvreté, un chaumage très élevé, l’insécurité alimentaire ainsi que la faiblesse des institutions publiques. Suite au tremblement de terre de 2010, beaucoup de ressources économiques on été déployées pour le relèvement du pays. Des vies ont été sauvées et de nombreux besoins ont été adressés. Toutefois, les nivaux d’exposition et de vulnérabilité aux risques et désastres sont restés extrêmement élevés. En avril 2012, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Département International pour  le Développement de la Grande Bretagne (DFID) ont établi un groupe informel de haut niveau des «Champions politiques pour la  Plus

      • Aujourd’hui en 2030, les femmes sont leaders dans les villes et les campagnes

        02 avr. 2014

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        Mur de protection des berges dans le Sud du pays.

        A la veille de l’échéance des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, je me projette en l’an 2030 et j’y vois une Haïti où l’éducation et la formation des femmes sont fortement valorisées et où le système social leur permet d’être pleinement impliquées dans la gestion de l’administration publique qu’elles habitent les milieux ruraux ou les centres urbains. En 2030, l’intégration de la femme est un slogan mais surtout  une réalité puisqu’une femme occupe  la magistrature suprême du pays et a été élue à travers des élections libres, inclusives et démocratiques. Le Ministère de l’environnement est dirigé pour la première fois par une femme experte dans le domaine. La lutte pour la promotion de la femme haïtienne a pris son essor en 2013 et  il faut  reconnaitre que depuis cette année,  de grandes avancées ont été réalisées. Représentant plus de la moitié de la population, elles ont pu amener les décideurs - avec l’appui de la société civile - à apporter des changements réels dans la constitution haïtienne et à augmenter le quota de 30% à 50% de représentation des femmes  dans l’administration publique. En tant que chef du projet  de « Réduction de la vulnérabilité des populations et des  Plus

      • Haïti émergente en 2030 grâce à l’engagement et la créativité des femmes

        02 avr. 2014

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        Une femme entrepreneure gère son commerce à Port-au-Prince.

        Je me projette en 2030 et témoigne de la passion avec laquelle les femmes s’adonnent à leurs activités économiques. Cette énergie a permis  à la première république noire, Haïti,  de devenir un pays émergent aujourd’hui, en 2030. Ces femmes évoluent dans des domaines variés. Elles sont actives et leaders dans l’agriculture, la construction, le transport, la santé, l’entreprenariat. Le programme de développement de fournisseurs (PDF) engagé en Haïti au cours de l’année 2013 et dont je suis le coordonnateur, a permis alors de prendre le pouls de cette réalité. Economiste de formation, j’ai eu lors de la mise  en œuvre du projet l’heureuse opportunité de travailler avec plusieurs femmes compétentes et passionnées par le changement du pays.  Docteur Marie Marcelle H. Deschamps, à travers l’Atelier83 a changé la vie de plusieurs  femmes alors travailleuses de sexe. Aujourd’hui en 2030, ces femmes sont des références nationales dans le domaine de l’artisanat, la boiserie, le travail du fer et du papier mâché, grâce aux formations qu’elles ont reçues. L’Atelier83 exporte leurs produits aujourd’hui en 2030 dans toute la région des Caraïbes et ces femmes entrepreneurs  participent à de grandes expositions sur tous les continents du monde et projettent une image positive et innovatrice d’Haïti. L’Atelier83  Plus

      • Dr. Marie-Marcelle H. Deschamps : « Ma passion c’est de contribuer à changer la vie des gens ».

        10 mars 2014

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        Katyna Argueta Directrice adjointe du PNUD Haïti en discussion avec Dr. Marie-Marcelle Deschamps et Mme Josette Darguste ministre de la culture.

        Une femme m’a dit un jour : « docteur, vous ne pouvez pas imaginer comme ça me fait du bien de venir là (au centre GHESKIO) chaque jour, de savoir que j’ai une activité pour la journée et que j’ai une activité pour demain. Je n’ai pas besoin d’aller me vendre ». C’est une chose extraordinaire d’entendre cela, en tant que femme. Je suis l’une des fondatrices principales en 1983 du Groupe haïtien d’études du syndrome de Kaposi et des infections opportunistes communément appelé Gheskio. Depuis que je me suis engagée en Haïti, après mes études en médecine en Haiti puis à l’étranger, ma plus grade satisfaction reste le témoignage du changement que j’ai contribué à apporté dans la vie de la population avec le centre. En temps que médecin-femme, j’avoue que les débuts n’étaient pas faciles. Nous (ceux qui prenaient en charge les patients avec le SIDA ) étions stigmatisés car personne ne savait ce que c’était la pathologie du SIDA. Mais ma conviction et ma passion n’ont pas été ébranlées. Nous avons engagé des actions d’éducation, de formation, de sensibilisation, de recherches et publications pour faire comprendre à la population et à la communauté scientifique ce qu’était la pathologie. Par la suite,  Plus

      • Plan stratégique du PNUD 2014 - 2017 : évoluer avec le monde

        20 janv. 2014

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        Vue aérienne de la ville de Sehwan Sharif, dans la région du Sud Sindh, au Pakistan. ©ONU/PAM/Amjad Jamal

        Nous nous trouvons à un moment important de notre histoire, à un point d’inflexion. Premièrement, le rôle joué par les pays en développement dans le monde – dans l’économie, la science, la technologie, la politique, la culture – est en train de changer radicalement. Leur importance et leur influence ne font que croître. Deuxièmement, pour la première fois dans l’histoire humaine, plus de gens vivent dans des villes que dans des villages – Ce qui nous amène à réfléchir sur notre vision conventionnelle des lieux où les gens vivent dans le monde en développement, et de la manière dont ils vivent. Troisièmement, les technologies dont nous disposons aujourd’hui changent profondément la manière dont nous travaillons les uns avec les autres, nous comportons entre nous, faisons des choses et les vendons. Il s’agit d’un moment véritablement passionnant pour le développement. Mais il y a des dangers : • La croissance et le développement n’apportent pas nécessairement des bénéfices à chacun de manière équitable, ce qui fait que les tensions montent – et parfois éclatent – dans un nombre croissant de pays. • Les changements qui se produisent sont parfois si profonds que les sociétés et les systèmes politiques ne peuvent y faire  Plus

      • 4 ans après : une pause pour regarder dans le rétroviseur du passé

        13 janv. 2014

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        Un maçon formé selon les principes de construction parasismique recommandé par le MTPTC. © PNUD Haïti

        Quatre années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, c'est tout mon pays Haïti qui devrait marquer une pause. Une pause de 35 secondes peut-être, ou moins encore, mais une pause quand même. Peut-être aussi à l’heure exacte à laquelle la terre, jusque dans ses entrailles, s’est retournée contre nos mauvaises pratiques de construction et d’aménagement. Ou peut-être pas exactement – un peu plus tôt, un plus tard -, selon la discrétion de chacun. Mais nous devons quand même nous arrêter un instant. Nous arrêter en souvenir des nombreuses vies perdues lors de cette catastrophe. Nous arrêter  aussi pour prendre le temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur de ces quatre dernières années avant de reprendre la marche de la reconstruction de notre pays. Peut-être que certains d’entre nous n’y verront pas grand chose, mais d’autres oui. Certains vous diront, par exemple, qu’ils aperçoivent le tableau désormais familier de ces chantiers privilégiant la maçonnerie chaînée. D’autres entendront le témoignage de cette écolière, reprenant le b.a.-ba d’une petite opération de sauvetage, après avoir pris part à un exercice de préparation aux désastres. Certains mentionneront quelques établissements scolaires reconstruits selon les normes parasismiques, D’autres encore reverront les nombreux volontaires de  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Romel Zephir

        09 janv. 2014

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        Zéphir se prepare pour une partie de pêche. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… "Aujourd’hui en 2030, je suis retourné pêcher sur la côte et je suis fier que mes enfants soient à leur tour devenus pêcheurs. Les arbres ont reverdi les collines et empêchent les inondations. L’eau qui coule dans les ravines ne salit plus nos mers." Les poissons sont de plus en plus rares sur les côtes haïtiennes. Comme c’est le cas pour Romel, les pêcheurs sont contraints de s’éloigner des côtes pour exercer leur métier et peu d’entre eux ont appris à protéger la mangrove et certains écosystèmes marins. Grâce à son travail pour l’adaptation aux changements climatiques, le PNUD et ses partenaires sensibilisent et offrent des solutions aux pêcheurs pour  Plus

      • Aujourd'hui en 2030 parJeune Carlyde

        09 janv. 2014

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        Jeune Carlyde, 27 ans. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… " Aujourd’hui en 2030, les jeunes Haïtiens disposent d’un travail digne, vivent confortablement et décident eux-mêmes de l’avenir de leur pays. " Comptable de  profession, Jeune Carlyde vit depuis plus d’une dizaine d’année aux Cayes. Bénéficiaire de l’initiative Kfou Biznis du PNUD initiée en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, elle a été placée dans une entreprise pour parfaire son expérience.  Elle est désormais prête pour le marché du travail.     Plus

      • Aujourd'hui en 2030 par Celestin Gregjine Samantha

        09 janv. 2014

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        Celestin Gregjine Samantha, 21 ans Morne Hercule. © PNUD Haïti

        Le monde change et les piliers traditionnels tombent. Les villes sont de plus en plus peuplées, les campagnes de moins en moins. Haïti n’échappe pas à cette évolution. De nouveaux acteurs émergent au Sud et représentent des opportunités de développement formidables. La jeunesse devient chaque jour plus nombreuse. Le PNUD accompagne cette évolution. C’est pourquoi, cette année il vous propose de vous projeter dans le futur au grès de témoignages de jeunes bénéficiaires qui ont accepté de jouer le jeu. Ils seront les acteurs de demain. Haïti 2030, c’est demain, osons-le… "Aujourd’hui en 2030, toutes les maisons de Morne Hercule sont construites suivant les normes antisismiques. Les routes sont bien faites et nous permettent de circuler facilement. Le visage de Morne Hercule a beaucoup changé et nous sommes fiers de notre quartier." Celestin Gregjine Samantha est écolière et vit avec sa famille à Morne Hercule depuis 2008. Samantha n’avait jamais pensé que Morne Hercule puisse présenter l’image qu’elle projette aujourd’hui, surtout à cause de l’état des routes et des maisons avant les interventions du projet 16/6. En effet, 1 000 maisons, 3 000 mètres de routes et 3 500 mètres de trottoirs ont été réparés. Jeune mannequin, elle rêve que les  Plus