Révégétalisation et Gestion Transfrontières des Ressources Naturelles

Objectifs

Création d’un environnement favorable pour restaurer les écosystèmes transfrontaliers et réduire la vulnérabilité au changement climatique afin d’améliorer les conditions de vie des populations d’Haïti et de la République Dominicaine, spécialement celles qui habitent dans les bassins versant le long de la frontière.

Résultats escomptés

Composante I : Restauration de la Couverture Végétale Surfaces dégradées sont restaurées avec des espèces forestières et agro-forestières, pour usages multiples et à la conservation. Des espèces végétales de haute valeur endémiques, indigènes et/ou naturalisées sont produites dans des pépinières communautaires.

Composante II : Renforcement de capacités des bénéficiaires Information rassemblée sur l’état des ressources naturelles, diversité biologique et ses aspects socio-économiques dans la zone transfrontalier. Formation/sensibilisation sur gestion de ressources naturelles, eau et assainissement pour leaders communautaires, personnel du gouvernement et autres intervenants. Mise en place des contrôle /surveillance réseaux participatifs.

Composante III : Mise en place d’alternatives durables
Moyens d’existence durables et des alternatives sont mises en évidence grâce à des modèles de production dans un environnement contrôlé, gestion intégrée des ressources, de l’assainissement de base et de la gestion des risques.

Composante IV : Coopération technique binationale renforcée
Mise en place d’un comité de coordination Binational. Mise en place d’une équipe technique d’exécution dans chaque pays. Un système de surveillance/contrôle des projets installé et utilisé.

Contexte et résultats attendus



Le projet « Frontera Verde » (Frontière verte) fait partie du programme bilatéral Haiti-Dominicain « Quisqueya Verte » Quisqueya Verte a pour objectif de créer un environnement favorable à restaurer les écosystèmes transfrontaliers, réduire la vulnérabilité aux impacts des changements climatiques et améliorer les conditions de vie de Haitiens et Dominicains vivant dans les bassins versants au long de la ligne frontière.

Le projet Frontera Verde est composé de trois phases, dont la première phase est de durée de 14 mois et se concentre des bassins versants des rivières Massacre et Pedernales. Frontera Verde est une extension d’un programme national de reboisement en République Dominicaine contenant des composantes bilatérales/transfrontalières. Les Ministères de l’Environnement de Haiti et de la République Dominicaine ont signé un accord binational pour renforcer la coopération transfrontalière entre les deux pays (Déclaration de Villa Anacaona, Déclaration de Barahona).

Le projet vise à promouvoir la restauration de la couverture forestière avec des arbres indigènes, des arbres fruitiers, et/ou des arbres à usage multiple en zones critiques. Par ailleurs, le projet promeut le financement d’emploi ‘vert’ pour contribuer à l’amélioration de conditions de vie des gens pauvres dans la région d’intervention.

L’objectif principal du projet Frontera Verde est de mettre en place –par voie bilatérale- des mesures visant à restaurer des écosystèmes vulnérables et démontrer des modèles de production socialement, économiquement et écologiquement durable au long de la ligne frontière entre Haiti et la République Dominicaine, particulièrement en la région pilote de Massacre et Pédernales.

Résultats atteints à Décembre 2012

  • 26 brigades de reforestation ont reboisé environ 514.73 hectares et transplanté 130'830 espèces forestières et fruitières
  • 9’489personnes-jours dont 3’795 femmes-jours d’emplois créés
  • 3 pépinières communautaires sont cours de production de 500'000 plantules
  • Un état des lieux de la situation socio-économique, des ressources naturelles et du commerce binational des biens environnementaux sensibles est effectué.
  • Les échanges sont engagés avec les douanes de Ouanaminthe et de Dajabon sur leurs besoins et sur les modalités de renforcement de leurs capacités afin de contrôler les échanges des biens environnementaux sensibles au niveau de la frontière. 
  • Les principaux acteurs des bassins versants (autorités locales, organisations, leaders communautaires, bureaux déconcentrés des ministères de l’agriculture, de l’environnement, etc.) sont intégrés dans un noyau local de suivi des activités et de prise de décisions sur les alternatives socio-économiques.
  • Une campagne d’éducation environnementale est initiée dans les écoles nationales publiques du bassin versant et 2 pépinières scolaires en cours de construction. Une visite-formation sur l'environnement est réalisée en République Dominicaine avec des écoliers Haïtiens
  • Les zones d’intervention et les bénéficiaires des alternatives socio-économiques sont sélectionnés avec la participation des principaux acteurs (organisations, leaders, autorités locales). 
  • Un noyau local constitué des principaux acteurs du bassin versant de Massacre  participe au suivi-contrôle de l’avancement des activités, à la sélection des projets, des bénéficiaires et des prestataires de services.
  • Le comité technique binational du projet est mis en place et opérationnel avec les représentants-tes dominicains, haïtiens des ministères de l’environnement, des agences PNUD/PNUE, du bureau binational
  • Réalisation d’une étude intitulée : Haïti - République dominicaine Défis et instabilité dans la zone frontalière.
  • La mise en place d’une base conjointe de données sur la frontière avec le Centre National d’Information Géographique et Spatiale (CNIGS) en Haïti, DIARENA en République Dominicaine.

Prochaines étapes

  • Renforcer la capacité  du secteur public ainsi que les organisations locales des deux côtés de la frontière pour la gestion transfrontalière  des forêts et les ressources naturelles
  • Création d’un comité permanent de surveillance au niveau national pour l'institutionnalisation des brigades forestières en Haïti
  • Promouvoir des échanges bilatéraux et nationaux en vue de mettre en place une plate-forme binationale de gestion décentralisée des zones transfrontalières (les zones protégées et tampons)

Défis et opportunités

L’implémentation de la deuxième phase du projet représente un grand défi et surtout l’implication de tous les acteurs dans l’exécution des actions du projet.  

Les opportunités sont aussi nombreuses si l’on se réfère au nombre d’emplois créés à travers les brigades de reforestation, incluant l’exécution des sous-projets et les alternatives durables qui seront mis en place pour les bénéficiaires. 

Photos du projet Frontière verte

Le Projet en bref
Statut
Actif
Numéro de projet
00077007
Période
Phase I : Feb 2011- Mai 2012
Durée total: 3ans
Budget
Phase I: $US 2,500,000
Décaissements au 20 juillet 2012
$US 1,358,817
Partenaires à l’oeuvre
PNUD, PNUE, PAM, Gouvernement d’Haïti, Gouvernement de la République Dominicaine, Autorités locales.
Bailleurs de fonds
Gouvernement de la Norvège, PNUD, PNUE, PAM
Localisation
Bassins versants des rivières Massacre et Pédernales
Chef de projet
Luc Maille Lefranc
Chargé de programme PNUE
Yves Duplan
Chargé de programme PNUE
Antonio Perera