Coordination de l’aide

Objectif

Améliorer la capacité du GdH à coordonner et gérer l’aide extérieure.

Résultats escomptés

  • L’opérationnalisation d’un système national d’information sur les flux d’investissement extérieur, leur utilisation, et leurs acteurs
  • La mise en place d’un cadre directif opérationnel de coordination et de responsabilisation des acteurs impliqués dans la gestion de l’aide externe au sein du processus de planification national

 

Contexte et résultats attendus



Le projet permet de poursuivre de façon urgente les réalisations effectuées jusque fin 2011 par le MPCE, en conformité avec la Déclaration de Paris de 2005, l’Agenda d’Accra pour Action et le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement de décembre 2011. Il tient compte des interventions après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 pour inclure les aspects humanitaires et capitaliser sur les acquis de mécanismes temporaires d’exception, comme la CIRH, destinés à améliorer la coordination et l’impact de l’ensemble de l’aide promise pour la reconstruction du pays.

L’objectif général du projet est d’assurer la prise en charge accrue de la gestion et de la coordination de l’aide par les instances pérennes du pays. Il réclame la participation transparente et mutuellement responsable des bailleurs de fonds et des autres parties prenantes à cet effort de renforcement des capacités nationales.

Ce projet permet dans l’immédiat d’assurer que le MPCE et les autres institutions en charge de la gestion de l’aide, les Unités d’études et de programmation (UEP) et autres entités spécialisées des ministères techniques, continuent de sélectionner, d’enrichir techniquement et de faire la promotion et le suivi de façon transparente et responsable des actions de relèvement et de développement prioritaires du pays financées par la communauté internationale.

En même temps, et à moyen terme, ce projet entend renforcer l’intégration institutionnelle des mécanismes de gestion de l’aide portés ensemble par ces institutions au sein du système plus large de planification, programmation, budgétisation et suivi (PPBS) qui doit finaliser, de manière transparente et démocratique, l’adéquation des besoins exprimés par la population et les ressources budgétaires, financières et physiques à la disposition du pays.

L’objectif spécifique est de doter le MPCE et les autres instances concernées de l’État de meilleurs outils, processus et politiques, leur permettant de gérer l’assistance extérieure de façon plus efficace et transparente. Cette efficacité passe par une maitrise de l’information sur les origines, les flux et sur les meilleures utilisations possibles de l’assistance extérieure. Une bonne utilisation se mesure à l’alignement sur des priorités nationales qui doivent être clairement définies et stables, un processus de programmation / sélection et un financement techniquement solide et transparent, ainsi qu’à une exécution choisie pour atteindre les résultats de la qualité escomptée le plus rapidement possible et au meilleur coût, en tenant compte des aléas rencontrés.

L’assistance en savoir et savoir-faire porte sur les processus et structures à renforcer en priorité : systèmes de gestion de l’information sur l’aide externe, instances de concertation et de validation entre parties prenantes impliquées dans les activités de développement, processus de sélection fréquente des projets d’investissement public, analyse et levée des obstacles à une exécution rapide des projets approuvés, sensibilisation des fonctionnaires du Gouvernement, des parlementaires, des pouvoirs décentralisés et des conseillers de la Primature et de la Présidence en matière de gestion de l’aide, et accompagnement des réformes institutionnelles ou organisationnelles qui seront décidées au cours de la période du projet.

Principaux résultats atteints à ce jour

A.   SYSTEMES D’INFORMATION

 Elaboration et adoption d’un canevas unique de collecte des informations sur l’aide externe

Actualisation des données des principaux donateurs dans le système national de gestion de l’information sur l’aide externe, le MGAE (Module de Gestion de l’Aide Externe)

  • 812 activités de développement, correspondant à 8,5 milliards US$ d’engagements et 4,8 milliards US$ de versements
  • 436 activités humanitaires, correspondant à 1,7 milliard US$ d’engagements, et 1,2 milliard US$ de versements

Analyse des données sur l’aide externe

  • Etat d’avancement de la collecte et fiches d’analyse qualité des données des bailleurs disponibles en ligne sur le site Internet du MGAE et mis à jour régulièrement
  •  Rapports d’analyse générale et sectorielle produits et transmis par le Gouvernement aux PTF

 Rapprochement des données du MGAE et du Bureau de l’Envoyé spécial pour Haïti

  • Mise à jour des engagements et versements rattachés aux promesses de dons de New York de mars 2010

B.   SYSTEMES DE COORDINATION ET DE GESTION

Un cadre officiel de référence pour la coordination de la coopération externe (CAED)

  • Approche validée par le G12 mi-juin 2012 / approuvé par le Conseil du Gouvernement le 5 juillet 2012, et lancé en novembre 2012
  • Document d’opérationnalisation du CAED et actions connexes de renforcement des capacités élaboré

Termes de référence et plan de renforcement des capacités consolidé pour l’assistance technique requise par le STC, cheville ouvrière du CAED, définis

Renforcement des capacités au sein du MPCE

  • Formation d’une équipe de 6 personnes de la Direction de la Coopération Externe au Module de Gestion de l’Aide Externe (MGAE).
  • Formation continue assurée dans le cadre de l’analyse des données et de la gestion de projet.

Prochaines étapes

  • Lancement officiel du CAED par le Premier ministre en novembre 2012 ;
  • Contribuer à définir et à lancer les mesures immédiates de renforcement des capacités des entités et mécanismes liés à la mise en place du CAED et du plan d’action pour l’efficacité de l’aide ;
  • Collecte de données systématisées auprès des bailleurs selon un plan de gestion de données ;
  • Interfaçage systématique du MGAE avec le SYSGEP et autres systèmes d'information sur les projets et programmes en Haïti.
  • Finalisation d’un format standard pour les monographies des PTF ;
    Participer à la restructuration et la redynamisation de la Direction de la coopération externe en symbiose avec les ressources du projet.

Défis et opportunités

  • Financement : La première difficulté semble le financement car chaque bailleur de fonds en tant que tel considère que ce type de projet ne doit pas être soutenu par un bailleur en particulier.
  • Leaderhsip : Le second défi à relever est la réelle mise en place d’un leadership cohérent entre la Présidence, la Primature et le MPCE sur les questions de gestion et d’efficacité de l’aide. Il s’agira de transformer ce défi en opportunité en travaillant étroitement et simultanément sur l’harmonisation des mécanismes de coordination des bailleurs de fonds, et des autres acteurs de la société civile et du secteur privé.
Le Projet en bref
Statut
Actif
Numéro de projet
74601
Période
Jan. 2010 – Déc. 2013
Budget annuel
$US 1.8 millions
Décaissements au:22 novembre 2012
$US 1.5 million
Partenaires de mise en œuvre
MPCE
Bailleurs de fonds
PNUD, PNUD-DGTTF, FRH, Union européenne, Fonds Espagne-PNUD « Vers un développement intégré et inclusif en Amérique latine et aux Caraïbes », Gouvernement d’Haïti (MPCE)
Localisation
Port-au-Prince, avec impact sur l’ensemble du territoire
Chef de projet
Philippe Chichereau
Chargé de programme
Pierre Antoine Archange
Contrepartie Nationale
Yves Robert Jean
Télécharger la fiche de projet
thumbnail
Coordination de l’aide