6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous?

L’OMD 6 vise à réduire le taux de nouvelles infections au VIH/sida, augmenter l’accès au traitement pour les personnes atteintes de VIH/sida (médicaments antirétroviraux ou ARV) et réduire la prévalence d’autres maladie infectieuses, notamment la malaria et la tuberculose.

Selon le récent Rapport du Secrétaire Général sur le progrès des OMD dans le monde, à part la région d’Asie Centrale, les nouvelles infections au VIH/sida sont en recul. A la fin de l'année 2010, environ 34 millions de personnes vivaient avec le VIH et 6,5 millions de personnes recevaient un traitement antirétroviral pour le VIH ou le SIDA dans les régions en développement, une augmentation de plus de 1,4 millions de personnes à partir de Décembre 2009. La couverture des populations à risque du paludisme a continué d'augmenter, entraînant une baisse des estimations du nombre de cas de paludisme et de décès. Les taux d'incidence de tuberculose ont culminé à 141 par 100.000 personnes en 2002 et ont baissé depuis lors.

Haiti est le pays le plus durement touché par le VIH/SIDA dans toute la région de l’Amérique Latine et la Caraïbe après le Brésil. En 2005, le taux de prévalence du VIH/SIDA a été évalué à près de 3%. Eu égard aux facteurs socioéconomiques et culturels, les femmes sont beaucoup plus vulnérables a l’infection au VIH. En 2005 le rapport de féminité indique 115 femmes infectées pour 100 hommes. Pour ce qui concerne le taux de prévalence de la tuberculeuse, Haïti est le 8e pays du monde avec l’incidence de tuberculeuse las plus élevée, même si on a constate une baisse régulière passant de 604 personnes pour 100,000 en 1990 à 386 en 2004. Cependant, en dépit de cette amélioration, le taux de mortalité liée à la tuberculeuse s’est accru passant de 56% en 1990 à 60% en 2000. Par contre, à partir de 2001, suite aux nombreux investissements consentis par le gouvernement haïtien et la communauté internationale, une baisse du taux de mortalité liée à la tuberculeuse a été observée, passant de 57% en 2001 à 50% en 2003. Le paludisme reste encore une maladie d’actualité en Haïti, où, selon le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), 20.000 cas de malaria sont diagnostiqués annuellement. Seulement 6% des ménages possèdent une moustiquaire. Les femmes et les enfants constituent les groupes les plus vulnérables et la malaria est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.

 

2.61 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.