6 Améliorer la santé maternelle

Où en sommes-nous?

 People at St Nicholas Hospital in Saint Marc, Artibonite, Haiti.
People at St Nicholas Hospital in Saint Marc, Artibonite, Haiti. © PNUD/A. Martinez Casares

L’accès à la santé maternelle et reproductive est un de OMD un accuse le plus grand retard au niveau mondial et en Haiti. En 2010, de part le monde, 287.000 femmes sont décédées au cours de leur grossesse, durant l’accouchement ou au cours des 6 semaines qui ont suivi la naissance. Ceci représente une diminution de 47% depuis 1990, mais il sera néanmoins difficile d’atteindre une réduction de trois quart de la mortalité maternelle d’ici 2015 tel que le préconise l’OMD 5 surtout que les progrès se sont ralentis au cours des dernières années.

La mortalité élevée dans les pays en développement s’explique par le manque d’accès aux soins obstétricaux d’urgence, au personnel qualifié pour assister l’accouchement et aux soins prénatals. Elle est aussi due aux besoins insatisfaits en matière de planification familiale et aux moyens de contraception modernes qui permettraient d’éviter les grossesses précoces ou trop rapprochées qui constituent une source de mortalité et de morbidité maternelle. Le manque de priorité accordé à cet Objectif du Millénaire dans beaucoup de pays est lié au faible statut de la femme dans la société.

Haïti est l’un des pays dont le taux de mortalité maternelle est encore très élevé. De 474 décès pour 100.000 naissances vivantes en 1994, la situation s’est aggravée en passant à 630 pour 100.000 en 2005. D’après l’enquête EMMUS IV, dans les trois quarts des cas les femmes ont accouché à domicile et un 97% des femmes ont déclaré avoir eu un problème d’accès aux soins de santé. Le pourcentage des accouchements assistés par du personnel qualifié reste encore très faible : il est passé de 23% en 1990 à 26.10% en 2005.

2.6 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
    • La plupart des décès maternels pourraient être évités.
    • Donner naissance est particulièrement risqué en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où la plupart des femmes accouchent en l’absence de personnel qualifié.
    • L’écart urbain-rural s’est rétréci, en ce qui concerne la présence de personnel qualifié pendant l’accouchement.
  2. Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015
    • Un nombre plus grand de femmes bénéficient de soins prénatals.
    • Il y a des inégalités flagrantes en ce qui concerne les soins pendant la grossesse.
    • Dans les régions en développement, une femme sur trois seulement reçoit les soins recommandés pendant la grossesse.
    • La réduction du nombre de grossesses chez les adolescentes est au point mort, ce qui met plus de jeunes mères en danger.
    • La pauvreté et le manque d’éducation perpétuent les taux élevés de naissances chez les adolescentes.
    • Le progrès dans le recours à la contraception chez les femmes ont ralenti.