6 Améliorer la santé maternelle

Où en sommes-nous?

 People at St Nicholas Hospital in Saint Marc, Artibonite, Haiti.
People at St Nicholas Hospital in Saint Marc, Artibonite, Haiti. © PNUD/A. Martinez Casares

Trop de femmes à travers le monde continuent à mourir en donnant la vie. C’est la raison pour laquelle l’Objectif 5 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) cherche à réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle et à rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015, en favorisant notamment l’accès aux soins prénatals, à l’assistance de personnel qualifié pour les accouchements, à la planification familiale. Enfin, améliorer la santé maternelle implique également de réduire le taux de natalité parmi les adolescentes.

Les tendances mondiales

La mortalité maternelle a été réduite presque de moitié depuis 1990, mais reste bien en dessous de la cible OMD. Les régions ayant enregistré une diminution de la mortalité maternelle d’environ deux tiers sont l’Asie de l’Est, l’Afrique du Nord et l’Asie du Sud. Pour environ 46 millions des 135 millions de naissances vivantes en 2011, des femmes ont accouché toutes seules ou sans soins adéquats. En particulier, de grandes disparités existent entre les zones rurales et urbaines. Par ailleurs, la moitié seulement des femmes enceintes dans les régions en développement reçoit le minimum recommandé de quatre visites pour des soins prénatals.

Plus de la moitié des femmes mariées dans la plupart des régions en développement utilisent une forme ou une autre de planification familiale. Parmi celles ayant recours à la contraception, 9 sur 10 utilisent des méthodes modernes. Si le besoin de planification familiale est atteint lentement pour un plus grand nombre de femmes, la demande s’accroît à un rythme élevé. Dans le monde, environ 140 millions de femmes mariées ou en union affirment qu’elles souhaiteraient retarder ou éviter une grossesse, mais qu’elles n’ont pas recours à la contraception. D’autre part les grossesses d’adolescentes se maintiennent à des niveaux élevés dans de nombreuses régions en développement, notamment en Afrique subsaharienne (118‰) et Amérique latine (80‰).

Les progrès d’Haïti vers l’OMD 5

Le taux de mortalité maternelle a baissé de 43% depuis 1990, mais pas suffisamment pour atteindre la cible d’ici 2015. Avec 350 décès pour 1000 femmes, Haïti a un taux de mortalité maternelle largement supérieur à la moyenne du continent, avec 190‰ dans les Caraïbes et 72‰ en Amérique latine.

Presque deux tiers des accouchements se font toujours sans l’assistance de personnel qualifié en obstétrique. Malgré une tendance d’accouchements assistés nettement à la hausse, passant de 21% en 1995 à 37% en 2012, les disparités régionales restent frappantes. Seuls 18% des accouchements de la Grande-Anse sont assistés par du personnel médical formé, contre 64% dans l’Aire métropolitaine.

Pour plus d'informations : Télécharger la fiche de l'OMD 5

1.69 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
    • La plupart des décès maternels pourraient être évités.
    • Donner naissance est particulièrement risqué en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où la plupart des femmes accouchent en l’absence de personnel qualifié.
    • L’écart urbain-rural s’est rétréci, en ce qui concerne la présence de personnel qualifié pendant l’accouchement.
  2. Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015
    • Un nombre plus grand de femmes bénéficient de soins prénatals.
    • Il y a des inégalités flagrantes en ce qui concerne les soins pendant la grossesse.
    • Dans les régions en développement, une femme sur trois seulement reçoit les soins recommandés pendant la grossesse.
    • La réduction du nombre de grossesses chez les adolescentes est au point mort, ce qui met plus de jeunes mères en danger.
    • La pauvreté et le manque d’éducation perpétuent les taux élevés de naissances chez les adolescentes.
    • Le progrès dans le recours à la contraception chez les femmes ont ralenti.