6 Assurer l’éducation primaire pour tous

Où en sommes-nous?


© PNUD/D. Klein

Une éducation de base pour tous est primordiale pour une participation socio-économique active. Elle est notamment le prérequis pour l’accès à l’emploi et l’autonomisation des femmes avec des répercussions positives sur la santé et l’éducation des enfants. L’Objectif 2 parmi les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) demande ainsi à ce que l’opportunité d’entamer et de finaliser un cycle complet d’études primaires soit donnée aussi bien aux filles qu’aux garçons.  L’OMD 2 s’intéresse aussi à la qualité de cette éducation en mesurant le taux d’alphabétisation parmi les jeunes adultes (15-24 ans), hommes et femmes.

OMD 2 - Les tendances mondiales

Des progrès impressionnants ont été atteints par les pays en développement en matière de scolarisation des enfants à l’école primaire. Au niveau mondial, le taux net de scolarisation est ainsi passé de 83 % en 2000 à 90 % en 2011. Sur la même période, le nombre d’enfants non scolarisés dans le monde a diminué de presque de moitié, passant de 102 millions à 57 millions. Le taux d’alphabétisation des jeunes âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 6 % entre 1990 et 2011. En conséquence, 89 % des jeunes dans le monde possèdent les compétences de base en lecture et en calcul.

Malheureusement, les progrès en matière de scolarisation se sont considérablement ralentis au cours des années passées et il est maintenant clair que la cible ne sera très probablement pas atteinte en 2015. Aussi, les enfants doivent terminer l’école primaire pour acquérir au moins les connaissances de base en lecture et en calcul. Sur les 137 millions d’enfants inscrits en première année en 2011, 34 millions vont probablement quitter l’école avant d’avoir atteint la dernière année de l’école primaire. Cela se traduit par un taux d’abandon scolaire prématuré de 25 %, le même niveau qu’en 2000. Au plan mondial, 123 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans n’ont pas les compétences de base en lecture et en écriture; 61 % d’entre eux sont des jeunes femmes.

Les progrès d’Haiti vers l’OMD 2

Haiti a atteint des progrès notables en termes de scolarisation dans le cycle primaire. Selon les données du Ministère de l’Education, le taux net de scolarisation (TNS) affiche ainsi depuis les années 90 une tendance continue à la hausse, passant de 47% en 1993, à 76% en 2003 et 88% en 2011.

Cependant, Haïti est encore loin des taux atteints en moyenne dans les pays en développement (90 %) et dans la région Amérique latine et Caraïbes (95 %) et la cible ne sera certainement pas atteinte d’ici 2015. Aussi, d’importantes disparités persistent. Le taux net de fréquentation scolaire pour le niveau primaire est plus élevé en milieu urbain (86 %) qu’en milieu rural (73 %). C’est dans l’Aire Métropolitaine (86 %) et dans le département des Nippes (86 %) que l’on note les taux net de fréquentation scolaire les plus élevés. À l’opposé, l’Ouest sans l’Aire métropolitaine et l’Artibonite présentent les taux les plus faibles (70 %). La pauvreté du ménage se montre aussi comme un important facteur de l’exclusion scolaire des enfants. Dans les ménages du quintile le plus bas, le taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire est de 66 % ; il est de 92 % dans les ménages classés dans le quintile le plus élevé.

Taux net de fréquentation scolaire dans le primaire - par revenu du ménage

Bar Chart

D’importants gains ont été faits en matière l’alphabétisation. 73,6 % des femmes adultes (15-49 ans) sont aujourd’hui alphabétisées, 78,7 % parmi les hommes du même âge. Ce taux est plus élevé dans le groupe de 15-24 ans (indicateur officiel OMD) : 85,1 %, soit 84,2 % pour les hommes et 85,9 % pour les femmes. À l’image du niveau d’instruction, les générations les plus récentes sont mieux alphabétisées que les anciennes qu’il s’agisse des femmes ou des hommes.

Pour plus d'informations : Télécharger la fiche de l'OMD 2

1.71 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement
    • Seuls cinq pays donateurs ont atteint la cible des Nations Unies pour l’aide publique.
  2. Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire
    • Les pays en développement ont davantage accès aux marchés des pays développés.
    • Les pays les moins avancés sont ceux qui bénéficient le plus des réductions des droits de douane, surtout pour leurs produits agricoles.
  3. Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement
    • Le poids de la dette diminue pour les pays en développement et reste largement au dessous de ses niveaux historiques.
  4. En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement
  5. En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les nouvelles technologies, en particulier les technologies de l’information et de la communication, soient à la portée de tous
    • La demande s’est accrue pour les technologies de l’information et des communications.
    • L’accès à Internet reste interdit à la majorité de la population mondiale.
    • Grand écart entre ceux qui disposent d’une connexion Internet à haut débit, principalement dans les nations développées, et les usagers du réseau commuté.