Société civile et hommes de médias ivoiriens se forment à la lutte contre la corruption

05 juil. 2013

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"Aujourd’hui, après ce séminaire, je peux affirmer que je suis  mieux outiller pour collecter et traiter les informations sur la bonne gouvernance ; mais surtout, je  retiens que je dois désormais utiliser de manière efficace ma plume au service de la lutte contre la corruption", se réjoui Traoré Mamadou, journaliste à l’Agence ivoirienne de presse (AIP) après deux jours  de formation en matière de lutte contre la corruption tenu les 28 et 29 mai à Abidjan.

Initié par le Secrétariat National à la Gouvernance et au Renforcement des Capacités (SNGRC), avec l’appui technique et financier du PNUD à travers son Programme d’Appui à la Gouvernance (PAG), ce séminaire de renforcement de capacité a enregistré la participation de quelque 200 acteurs de la société civile et hommes de médias.

A ceux-ci, les animateurs, des Experts de l’ONUDC et de le section sénégalaise de Transparency International, ainsi que le Forum Civil, ont enseigné les outils et de méthodes participatives pour leur permettre de surveiller et de rapporter la corruption à travers des actions efficaces de contrôle citoyen de l’action publique.

M. Meïté Sindou, Secrétaire National à la Gouvernance et au Renforcement des Capacités, a déploré que la Côte d’Ivoire reste globalement parmi les 50 Etats les plus corrompus au monde et que « le dispositif juridique et institutionnel qui est en train de se mettre en place ne suffira pas, dans son état actuel, à résorber, seul, le fléau ». D’où son appel aux organisations de la société civile et des médias à jouer pleinement le rôle qui est le leur dans la moralisation de la vie publique.

Saluant la tenue du séminaire et se félicitant du choix de son thème, M. Luc Grégoire, Directeur Pays du PNUD a rappelé que « la corruption constitue une entrave aux efforts collectifs en faveur de la lutte contre la pauvreté et la promotion des droits humains…et sape les fondements d’un développement durable favorable aux générations futures ». La sensibilisation du public, la formation de coalitions et d’alliances citoyennes sont des facteurs essentiels au succès de toute initiative de lutte contre la corruption a ajouté M. Grégoire qui a appelé les organisations de la société civile à agir comme des agents de surveillance et de veille de l’action publique.

Répondant à cet appel, Dr Kouamé Christophe, Coordonnateur National de la Convention de la société civile ivoirienne, a au nom des participants, pris l’engagement de « surveiller et de rapporter tout fait de corruption ».

"Maintenant que nous sommes outillé à lutter contre la corruption, l’heure est à l’action désormais. Nous ferons tout  à notre niveau, par notre action, pour aider la Côte d’Ivoire redevenir un pays mieux vue dans le monde en matière de bonne gouvernance", a déclaré un membre d’une organisation de la société cile.

Au terme du séminaire, les organisations de la société civile et des médias ont convenu de se constituer en réseau afin d’exercer avec plus d’efficacité leur mission de contrôle citoyen de l’action publique, et recommandé au Gouvernement, l’introduction de modules relatifs à la lutte contre la corruption dans les programmes scolaires.

Intervenant à de la cérémonie de clôture de ce séminaire, le Directeur Pays du PNUD a réitéré l’engagement de son institution, à poursuivre son soutien au SNGRC et aux organisations de la société civile et des médias en vue de la consolidation des acquis de ce séminaire.