Accès à l’eau potable dans les localités du centre de la Cote d’Ivoire

24 mai 2013

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Les femmes d’Attienkonankro parcourent tous les jours plusieurs kilomètres  à la recherche de l’eau. Selon Akissi, mère de sept enfants et habitante d’Attienkonankro, « ici dans notre village,  chercher de l’eau pour les besoins de la famille, est une activité exclusivement dévolue aux femmes et ça nous demande beaucoup d’efforts et de temps ». Cette  "corvée pour la recherche de l’eau" des femmes d’Attienkonankro vient de prendre fin.
Cela, grâce à  la réhabilitation, par le partenariat Fondation Groupe Atlantique-PNUD, de l’unique pompe villageoise du village.
Leurs enfants n'auront plus à souffrir des maladies liées la consommation de l'eau du marigot, seul point d'eau de la zone. «  Pendant plusieurs années, nous avons consommé l’eau  du marigot avec son corollaire  de maladies diarrhéiques » laisse entendre monsieur Kouassi, le chef du village.
 En effet, suite aux crises successives que la côte d'ivoire a connu, la quasi-totalité des points d'accès à l'eau potable des villages de la région du Gbêkê, dans le centre de la Côte d’Ivoire, ont été abîmés. Et le forage d’Attienkonankro qui renait de ses cendres n’avait pas échappé à cette situation. Il a été livré aux autorités locales par les donateurs le vendredi 19 avril 2013, après sa réhabilitation complète.
Lors de la cérémonie d’inauguration de cette infrastructure socioéconomique de base, les autorités administratives et les populations locales ont exprimé leur gratitude au PNUD et son partenaire la Fondation du Groupe Atlantique, promettant d’en "faire bon usage".
Le préfet de région a demandé aux autorités coutumières de « confier la gestion des pompes hydrauliques aux femmes en priorité », car ce sont celles-là même qui utilisent au quotidien l’ouvrage.
Ce projet qui entre dans le cadre d’un vaste programme visant l’amélioration des conditions d’existence durables des populations, concerne la réhabilitation de 45 pompes hydrauliques dans 39 villages des sous-préfectures de Bouaké, Brobo, Djébonoua, Diabo et Languibonou, pour une population de 29 835 habitants dont 18 347 femmes et 11 488 hommes. Le budget global de ce projet s’élève à 22 562 550 FCFA.
Au-delà de la réhabilitation physique des 45 pompes hydrauliques villageoises, des comités de gestion (COGES) ont été formés sur les techniques de gestion des ouvrages hydrauliques, en vue d’en assurer la durabilité. Comme l’affirmait la présidente du COGES d’Attienkonankro, « même si notre pompe tombe en panne, maintenant nous savons comment faire  pour la réparer ».