Elections législatives partielles en Côte d’Ivoire

03 févr. 2013

La Commission électorale indépendante, le PNUD et l’ ONUCI s’unissent pour prévenir et sensibiliser les populations sur les violences dans les circonscriptions concernées.

Le PNUD et l’ONUCI exécutent conjointement en collaboration, avec la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire, des activités de prévention contre les violences électorales dans le cadre de la tenue des élections législatives partielles prévues ce dimanche 3 février 2013, dans six (six) circonscriptions électorales du pays.
Ces élections législatives partielles concernent six localités, notamment Bonon, Fakobly, Koumassi, Bangolo, Issia et Divo. Ces localités appartiennent au Centre-Ouest, et à l’Ouest, de la Cote d’Ivoire.

Le précédent scrutin a été annulé dans les deux premières localités (Bonon et Facobly), suite à des incidents émaillés de violences qui y sont survenus.

La mesure de reprise des élections dans les quatre dernières circonscriptions (Koumassi, Bangolo, Issia et Divo) est en revanche liée au décès des députés élus dans ces circonscriptions électorales.

Pour ce faire, depuis le 30 janvier jusqu’au 12 février 2013, trois (3) ONG, ont été sélectionnées et mènent une campagne de sensibilisation visant à maintenir un climat apaisé avant, pendant et après le scrutin. Ces organisations de la société civile interviennent des les régions et localités concernées par ces élections.

Elles ont ainsi pour mission de mettre en œuvre des actions destinées à favoriser la création d’un environnement électoral apaisé et sécurisé en abordant la question sous deux angles, c’est-à-adire la sensibilisation et la formation des communautés de base et des leaders communautaires dans la prévention des violences électorales, ainsi que le renforcement de la sécurité communautaire et de la cohésion sociale par le renforcement du dialogue communautaire (redynamisation et renforcement de capacités des comités locaux de veille et d’alerte précoce).

Les ONG sélectionnées devront, à terme, avoir identifiés et formés 700 relais et leaders communautaires (à raison de 150 pour les circonscriptions de Bonon et Facobly et 100 pour chacune des 4 autres circonscriptions) dans le domaine de la prévention des violences électorales, et tenu au moins deux (2) séances de travail tenues avec les autorités locales et les responsables des partis politiques au niveau de la préfecture ou sous préfecture que compte la circonscription, au début et à la fin de la campagne.

Elles doivent également tenir au moins trois (3) focus groupes avec respectivement les jeunes, les femmes, et les leaders communautaires au niveau de chaque commune ou sous préfecture que compte la circonscription, et au moins trois à cinq ( 3 à 5) réunions publiques dans chaque commune ou sous préfecture que compte la circonscription, en fonction de l’importance démographique et des risques identifiés

Deux séances de travail ont été tenues avec la CEI les 28 et 29 janvier à l’effet de convenir et d’échanger avec les ONG sélectionnées, sur la méthodologie et les messages à faire passer.

Les activités de terrain ont démarré le mercredi 30 janvier avec des rencontres avec les responsables de la CEI et des autorités d’une part et par l’organisation de focus groupes et des réunions publiques.
Les ONG rendront compte quotidiennement de leurs activités sur le terrain. Les premiers rapports parvenus le 30 janvier 2013 indiquent que les autorités locales et les populations ont bien accueilli l’initiative et ont montré un esprit de collaboration qui facilitera la réussite de l’action.

Pour rappel c’est un montant global de cent mille us dollar (100 000 USD) soit environ cinquante millions de francs CFA (50 000 000 FCFA) que le PNUD a débloqué pour mener ces activités de sensibilisation des populations habitant les zones concernées afin de contribuer à la création et au maintien d’un climat électoral apaisé.