Dynamiques et capacités de gestion des conflits à l'Ouest de la Côte d'Ivoire

19 mars 2013
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Sommaire du rapport

Diagnostic des causes de la violence cyclique à l’ouest de la Côte d’Ivoire

Ce rapport est structuré autour des grandes problématiques ressorties du processus de dialogue participatif et inclusif engagé avec les acteurs clés de l’ouest de la Côte d’Ivoire par les représentants de la région regroupés lors du Groupe de Dialogue Régional5, à savoir : le foncier, l’ethnie et son instrumentalisation politique, la faiblesse de l’État et le déclenchement de la crise de 2002 et la crise postélectorale de 2011.

Fort est de constater que les consultations menées au cours de cette recherche ont très régulièrement été marquées par des interventions, faits, positions et vérités antagonistes exprimées dans un climat relativement tendu et de suspicion, par et entre les représentants des différentes communautés, ainsi qu’avec les cadres et élus locaux. Toutefois, sur la base de la méthodologie de Recherche Action Participative d’Interpeace et de son expérience, ce temps d’écoute et de dialogue ouvert est encouragé et nécessaire pour engager un processus de dialogue basé sur la confiance dans un cadre sécurisé et neutre. Ainsi, à mesure que les cœurs s’ouvrent et s’allègent et que le climat de suspicion et de méfiance s’apaise, les participants ont pu engager un débat constructif sur le diagnostic de la violence à l’ouest du pays.

A retenir

  • Dans le cadre de l’Étude sur les dynamiques et capacités de gestion des conflits dans l’ouest avec l’appui du PNUD et du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies, Interpeace1 a engagé un processus de recherche participative de août à décembre 2012, faisant des habitants de l’ouest les protagonistes dans l’analyse des facteurs contribuant à la violence cyclique et dans l’identification de possibles voies de sorties.
  • L’approche choisie pour la mise en œuvre du programme est basée sur la Recherche Action Participative (RAP)2. Cette méthode part de l’idée que ce sont les sociétés affectées par le conflit violent elles-mêmes qui doivent élaborer, décider et s’approprier les solutions aux défis auxquels elles sont confrontées, afin que celles-ci soient véritablement efficaces et durables. Ce processus contribue également à créer une culture du dialogue et à améliorer les relations parmi des groupes parfois antagonistes, par le biais de rencontres répétées et structurées et d’une analyse conjointe des défis et des solutions à apporter
  • La matrice (présentée en annexe 1 du rapport) récapitule les dynamiques de conflits dans les régions du Cavally et du Guémon à l’ouest de la Côte d’Ivoire telles que perçues, vécues et exprimées par les personnes de toutes les couches de la société rencontrées.
  • Les consultations participatives et inclusives conduites ont mis en lumière un point majeur fortement accentué, à savoir l’auto-victimisation par toutes les parties prenantes de la région.
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