Une gestion participative des écoles pour une alphabétisation certaine

Une gestion participative des écoles pour une alphabétisation certaine
Vue des membres du CGDC lors d'une session de passation de marché, à Kinkala. Photo.UNDP Congo

Au cours des décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix, les écoles publiques étaient gérées par l’administration sco­laire avec une faible implication des pa­rents d’élèves, réunis dans une associa­tion d’envergure nationale.

Avec la mise en place des Comités de Gestion pour le Développement Communautaire (CGDC), la scolarité des enfants est devenue une préoccupation majeure dans les localités ayant un CGDC.

« L’Association des parents d’élèves du Congo (APEC) ne laissait pas beaucoup de place aux membres des différentes communautés locales pour participer à la gestion collégiale des écoles», explique M. Alexandre Mata, Conseiller tech­nique du CGDC et Directeur de l’école primaire Malanda de Boko, dans le département du Pool.

A retenir

  • 1680 CGDC formés aux outils de gestion communautaire (modules /manuels de formation disponibles);
  • 800 CGDC sont aujourd'hui reconnus légalement
  • 600 CGDC disposent d’un compte bancaire

En août 2005, le PNUD démarre la mise en œuvre de la composante 2 du Projet d’Appui à l’Education de base (PRAEBASE) : « Réhabilita­tion des infrastructures scolaires et gestion com­munautaire des écoles », financé par la Banque Mondiale.

Cette composante vise à remettre en état les infrastructures scolaires délabrées ; équi­per les écoles en mobilier scolaire et autres outil­lages ; renforcer les capacités des communautés de base et des structures ministérielles de gestion desdits équipements.

L’appui du PNUD a permis d’aider les commu­nautés à mettre en place 1680 CGDC à travers la République du Congo. Dotés de trois organes ; l’Assemblée Générale, le Bureau Exécutif et la Commission de suivi et évaluation, les CGDC ont bénéficié des différentes sessions de formation sur l’entreprenariat, la planification du dévelop­pement local, etc.

Depuis, une forte progression des taux d’inscrip­tion et de réussite scolaire. La gestion participative des biens et infrastructures a été observée. Le taux net de scola­risation dans le primaire est passé de 72% en 2005 à 92,6% en 2008.

A ce jour, 1.028 salles de classes remises en état sous le leadership des CGDC avec pour impact l’amélioration des ratios élèves/maîtres (de 1/100 à 1/40); élèves tables bancs (1/4 à 1/2); 1680 CGDC formés aux outils de gestion communautaire (modules /manuels de formation disponibles); 800 CGDC sont aujourd'hui recon­nus légalement et 600 CGDC disposent d’un compte bancaire ainsi que 105 blocs adminis­tratifs. 15 000 tables-bancs et autres mobiliers scolaires ont été confectionnés et répartis dans les locaux réhabilités.

Une vingtaine de logements administratifs ont été construits pour sédentariser les enseignants et participer à la sécurisation des ouvrages. Cent petits projets d’aménagement des espaces scolaires ont été également mis en oeuvre.

Les autorités locales ont, depuis, fait part de leur intérêt pour les Comités de Gestion de dévelop­pement communautaire (CGDC). Elles les ont in­corporées dans leur stratégie de développement local.

« Je reste convaincue que ces structures sont capables d’impulser une dynamique en faveur de la promotion d’un développement local durable, dans n’importe quel secteur du développement communautaire.

Ainsi donc, les 1680 CGDC déjà mis en place sur l’ensemble du territoire national vont à terme, appuyer les chefs de quartier et chefs de village en tant qu’organes de la démocratie participative.

Notre publication
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