Les Activités génératrices de revenus accélèrent le relèvement communautaire

Photo du responsable du CGDC de Boko
Le Président du CGDC de Nkouka-Mpassi à Louingou veille sur son cheptel. Photo PNUD Congo

Initialement créés pour gérer les écoles construites ou réhabilitées dans le cadre du Projet d’appui à l’éducation de base (PRAEBASE) – dans une approche com­munautaire – les Comités de gestion et de développement communautaire (CGDC) interviennent désormais dans tous les domaines du développement local.

Dans le district de Louingui, en République du Congo, le CGDC de Nkouka Mpassi dispose ainsi depuis 2012 d’un cheptel composé d’une dizaine de bêtes. Il fait partie des quelque 600 CGDC titulaires d’un compte bancaire et qui mettent en œuvre des activités génératrices de revenus (AGR), pour contribuer activement au développement de leur localité. A terme, les membres du comité de Nkouka Mpassi espèrent générer jusqu’à 2 millions de FCFA par an, à travers la vente des bêtes élevées par leurs soins.

«On a commencé avec deux génisses et au­jourd’hui, notre CGDC compte onze bêtes. C’est un projet à long terme, mais très promet­teur quand nous allons commencer à vendre», le président du CGDC de Nkouka Mpassi, M. Boniface Kiminou.

A retenir

  • Le CGDC de Nkouka Mpassi a bénéficié d'un million de FCFA pour lancer l'élevage bovin
  • Les CGDC permettent de créer des activités génératrices de revenu dans plusieurs secteurs économiques rentables.
  • 237 activités génératrices de revenu ont vu le jour en République du Congo et améliorent la vie des communautés.

Encouragés par la réussite de leur élevage bo­vin, les membres du CGDC de Nkouka Mpassi ont étendu leurs activités commerciales à la culture de la grenadine et à la pisciculture en étang. Avec l'aide financière allouée par le PNUD, ils parviennent notamment à garantir le fonctionnement de la cantine scolaire, pour nourrir les élèves de l’école de façon satisfai­sante.

«Nous avons reçu un million de francs CFA pour le développement de nos activités. Outre l’achat des deux génisses, nous avons diversifié nos activités dans d’autres domaines», indique le pré­sident du CGDC de Nkouka Mpassi, M. Boni­face Kiminou.

C’est en 2010, à la suite d’un intense plaidoyer de la part du PNUD, que les prérogatives des CGDC ont été étendues pour en faire des ins­tances de gouvernance locale, de mise en œuvre et de suivi des actions de développe­ment. Engagée en faveur de l’intensification des AGR, la Banque Mondiale apporta un soutien décisif, avec un financement de 500 millions de FCFA.

Plus de 200 CGDC ont alors été sélectionnés et formés par le PNUD à l’élaboration et au montage des AGR dans l’agriculture, l’élevage, le petit commerce, la transformation, le maraî­chage, la pêche, etc. Les communautés ont progressivement bénéficié de revenus durables, générés localement. Le CGDC de Mossaka, dans le département de la Cuvette, a mis en œuvre une expérience pilote sur la filière de l’aquaculture.

A ce jour, 237 AGR ont été initiées en Répu­blique du Congo, favorisant l’autonomisation et la pérennisation des CGDC et au-delà, l’amélio­ration des conditions de vie des communautés.

Prenant acte de cette dynamique et des résul­tats déjà obtenus, le Président de la République a signé un décre institutionnalisant les CGDC, désormais acteurs entière du dis­positif de la décentralisation. Ceci va redyna­miser l’approche communautaire en République du Congo et consacre l’importance des commu­nautés de base dans le développement local. En ce sens, le PNUD y voit un véritable encou­ragement à poursuivre ses efforts en faveur des communautés, pour une réduction durable de la pauvreté.

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