Helene Mbondjo retrouve le sourire en vendant de la bouillie de riz


Helene en train de servir de la bouillie de riz. Photo: PNUD/RCA Christian Ndotah

«  Je m’appelle Helene MBONDJO. Je suis mère de trois enfants, trois garçons de 8 ans, 6 ans et 3 ans et une fille. Je vends de la bouillie de riz depuis 2005. » Ainsi se présente cette jeune fille de 30 ans qui a installé son commerce au bord de la principale avenue de la capitale centrafricaine. Avec la crise militaro-politique, son commerce avait marqué un arrêt car elle ne disposait plus de capital pour poursuivre la vente de sa bouillie. La ville de Bangui était en proie au pillage et autres violence de tout genre empêchant toute activité à cause de l’insécurité.

« Je n’avais plus de ressources et le peu d’économie dont je disposais s’est évaporée avec la situation de crise. » C’est dans ce contexte qu’une petite idée de projet a été évoquée au cours d’une séance de travail tenue en d’avril 2013 par la Représentante Résidente du PNUD, Kaarina Immonen et l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, qui s’est concrétisée le 28 juin 2013 par le lancement du « Projet de micro finance en faveur des communautés affectées par la crise armée ».

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A cette occasion, six (6) jeunes centrafricains dont quatre (4) femmes et deux (2) hommes ont bénéficié de microcrédits pour leur permettre de reconstituer des moyens de subsistance à travers des activités génératrices de revenus dans divers domaines allant de la restauration rapide à  la coiffure, en passant par le petit commerce.

Helene Mbondjo a démarré ses activités avec 5.000 FCFA qui permettait de se procurer du riz, du sucre en poudre, de la pate d’arachide, un peu de citron et du bois de chauffe pour la cuisson. « En 2005, à mes débuts, j’utilisais une petite marmite. Puis a la longue, les clients devenait plus nombreux et j’ai acheté une plus grande marmite. » Sans élan commercial a été freiné par la crise et l’appui du PNUD est arrivé a point nomme pour lui permettre de se relever.

Le projet est mis en œuvre dans quatre (4) arrondissements retenus à savoir les 4e et 7e arrondissements où les populations ont été particulièrement touchées par les exactions ; et dans les arrondissements 1 et 2 où nombre de familles ont accueilli des personnes déplacées internes. Le budget alloué au projet est d’un peu plus de 437,000 dollars américains, soit environ 210 millions de FCFA sur sept mois.

Rappelons que Caritas Centrafrique a déjà expérimenté avec succès divers projets de micro finance en partenariat avec le PNUD et d’autres organisations. Ceci constitue assurément un gage de réussite de ce projet qui, selon les termes mêmes du Secrétaire général de Caritas Centrafrique, Mgr Jésus Martial Demelet, nécessitera une rigueur particulière dans l’encadrement et le suivi des bénéficiaires compte tenu du contexte spécifique de crise dans lequel celui-ci sera mis en œuvre.