Présentation de voeux 2014 à S.E.M. le Président du Faso : Allocution du CR/SNU

07 janv. 2014

image Le Président du Faso et le Coordonnateur Résident du SNU. Crédit Présidence Faso

Excellence Monsieur le Premier Ministre ;

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations

Internationales et Inter Africaines ;

Distingués Invités ;

Excellence, Monsieur le Président du Faso,

Au nom de l’ensemble des Organisations Internationales et, en particulier du Système des Nations Unies au Burkina Faso, j’ai le plaisir et l’insigne honneur de vous présenter ainsi qu’à votre famille, au Gouvernement, et au peuple burkinabè, nos vœux de santé, de bonheur, de paix et de prospérité pour l’année 2014. 

Excellence, Monsieur le Président,

Au moment où l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale sont traversées par des tensions et des conflits qui fragilisent et menacent l’existence même de certains de ces Etats, nous voudrions encore une fois saluer vos efforts et votre engagement pour la restauration de la paix et de la sécurité au niveau mondial et notamment dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest. Le dialogue et la concertation avec les différents segments de la société sont les traits saillants de la gouvernance au niveau national. Nous nous félicitons aussi du fait que cet esprit de concertation imprègne aussi les relations entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies et les Organisations Internationales. 

Excellence, Monsieur le Président,

A deux années de l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMDs), le Burkina Faso a enregistré des progrès appréciables dans plusieurs domaines du développement socioéconomique. Je voudrais en rappeler quelques-uns : au niveau macroéconomique, la croissance forte avec un taux annuel moyen de l’ordre de 7% sur les quatre dernières années ; au niveau de l’éducation, les indicateurs d’accès ont enregistré des progrès exceptionnels comme l’atteste le taux de scolarisation au primaire qui dépasse désormais 80% ; sur le plan sanitaire, l’offre de service s’est nettement renforcée pour rapprocher davantage la population des formations sanitaires avec une réduction du rayon moyen d’action à 7,0 Km, augmentant ainsi les indicateurs de fréquentation ; les taux de malnutrition des groupes vulnérables constitués des femmes enceintes et allaitantes et des enfants de moins de cinq ans sont passés en dessous des seuils d’urgence ; la prévalence du VIH/SIDA continue de reculer et se situe désormais autour de 1% ; en matière d’accès à l’eau potable, le pays montre des résultats satisfaisants et la cible OMD est en bonne voie d’être atteinte.

L’année 2013 a également vu l’adoption de la loi portant code de l’environnement qui met en place les fondements légaux pour l’exploitation rationnelle de l’environnement en vue du véritable développement durable et de la promotion de l’économie verte. Cet engagement fort du Gouvernement burkinabè en faveur de la protection de l’environnement s’est également traduit par la mise en place d’un réseau d’ambassadeurs qui a l’honneur de compter Son Excellence le Premier Ministre parmi ses membres.

Ces résultats qui font la fierté légitime du Burkina Faso traduisent les efforts conjoints de son Gouvernement et de l’ensemble de ses partenaires au développement, y compris les Organisations internationales.

Excellence, Monsieur le Président,

En dépit des efforts déployés, certains domaines méritent qu’une attention particulière leur soit encore accordée eu égard à l’écart entre les résultats atteints et les objectifs à atteindre. Je pense notamment à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’amélioration de l’accès à l’assainissement,  l’amélioration du niveau d’alphabétisation, l'autonomisation des femmes et l'égalité de genre dans les sphères économiques, sociales et politiques et la lutte contre la corruption.

Avec la conduite d’un processus consultatif et participatif aux niveaux national, régional et international au cours de l’année 2013, l’après 2015 est déjà en préparation. Les résultats de ces consultations soutenues par la communauté internationale devraient orienter le prochain agenda mondial de développement post 2015 qui entend bâtir sur les acquis des OMDs. Le nouvel agenda veillera à concilier les objectifs de croissance économique et de réduction de la pauvreté avec l’équité, la solidarité sociale et la soutenabilité de notre environnement.