Journée des Nations Unies

24 oct. 2013

Monsieur le Directeur de Cabinet, représentant Monsieur le Ministre d’Etat des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale,

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et Interafricaines,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la société civile,

Chers collègues du Système des Nations Unies,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

J’aimerais, avant tout propos, vous exprimer mes vifs remerciements pour avoir bien voulu honorer de votre présence la cérémonie de la célébration de la Journée des Nations Unies, notre Organisation à tous !

La présente journée est célébrée à deux années de l’échéance fixée pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMDs). L’atteinte des OMDs est une course de fond et nous savons que nous sommes dans la dernière ligne droite au cours de laquelle les gouvernements et leurs différents partenaires nationaux et internationaux doivent redoubler d’ardeur. 

Au niveau du Burkina Faso, tout en célébrant les succès déjà enregistrés et en gardant le cap dans les domaines de l’éducation de base, de  l’accès à l’eau potable, de la lutte contre le VIH-SIDA, il est primordial d’accroître les efforts pour réduire l’insécurité alimentaire et la malnutrition, réduire les taux de mortalité maternelle et infantile, accélérer l’éducation, et en particulier celle des filles, et améliorer l’accès à l’assainissement, l’équité genre et l’autonomisation des femmes.  

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Chers invités,

Au cours de cette année, sous l’égide des Nations Unies, la Communauté internationale a accéléré la cadence des travaux pour l’identification d’un nouvel agenda du développement international qui consolide et bâtit sur les acquis des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMDs). Le nouvel agenda veillera à concilier les objectifs de croissance économique et d’élimination de la pauvreté avec la nécessaire équité et solidarité sociales et leur soutenabilité eu égard à la préservation des capacités de notre environnement et l’amélioration de notre cadre de vie. Cet agenda devra inclure la promotion d’institutions transparentes, inclusives et responsables. La définition de ce nouvel agenda a été ancrée dans un processus consultatif et participatif aux niveaux mondial, régional et national.

Le Burkina Faso a eu la chance d’être inclus dans les 50 pays qui ont été appuyés pour les consultations nationales. Celles-ci ont reconfirmé la pertinence des différents domaines et secteurs dans lesquels s’inscrivent les OMDs tout en notant l’émergence de la priorité qui devra être accordée à l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes qui représente près du 1/4 de la population active.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Chers invités,

La région du Sahel, dont le Burkina Faso fait partie, est confrontée à différents chocs et crises récurrents tels que les conflits politiques, les catastrophes naturelles, les changements climatiques, les pandémies, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, sans compter la vague de réfugiés maliens, dont 50.000 ont été accueillis avec beaucoup de générosité par le peuple et les autorités burkinabé.

Les crises alimentaires et nutritionnelles dans la zone Sahélienne Ouest africaine en général et au Burkina Faso en particulier, sont devenues structurelles.

C’est pour répondre à ces défis que le Secrétaire Général des Nations Unies a formulé une stratégie visant à appuyer les efforts des gouvernements de la sous-région, à renforcer leurs capacités nationales et régionales. Cette stratégie est articulée autour de trois axes : a) la gouvernance inclusive en vue de la fourniture des services sociaux aux populations ; b) la sécurité, et en particulier la sécurité transfrontière, et c) une meilleure intégration des activités humanitaires et de développement, en vue d’atteindre une plus grande résilience des communautés et des institutions.

Il y a juste un mois, le Secrétaire Général, M. Ban Ki-moon a, à l’occasion de l’Assemblée Générale des Nations Unies, attiré l’attention des dirigeants du monde sur la crise qui secoue le Sahel.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Chers invités,

Dans le contexte du Sahel et du Burkina Faso en particulier, la prise en compte de la résilience dans les différents programmes et stratégies de développement est donc devenue une nécessité. Cette approche contribuerait à accroître les chances de succès de la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) au Burkina Faso.

En plaçant la célébration de la quinzaine des Nations Unies au Burkina Faso sous le thème de «Renforcer la résilience des populations et des institutions en vue de l’accélération de l’atteinte des OMD», le SNU voudrait faire le plaidoyer pour la prise en compte de la résilience dans la formulation et la mise en œuvre des programmes et politiques de développement.

Aussi, le SNU appelle à plus de synergie d’action et de cohérence entre les acteurs humanitaires et ceux du développement.

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Chaque année, à l’occasion de la Journée du 24 octobre, le Secrétaire Général des Nations Unies s’adresse aux dirigeants et aux peuples du monde entier. Je vous livre à présent son Message. Je cite :

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Discours prononcé à l’occasion
de la Journée des Nations Unies - 24 octobre 2013

«Chers amis,

La Journée des Nations Unies nous offre l’occasion de saluer la contribution inestimable que notre Organisation apporte à la paix et au progrès commun.

C’est également l’occasion de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour concrétiser notre vision d’un monde meilleur.

Les affrontements qui font rage en Syrie constituent notre plus grand défi en matière de sécurité.

La vie de millions de personnes dépend de l’aide fournie par le personnel humanitaire de l’ONU.

Les experts des Nations Unies travaillent main dans la main avec leurs collègues de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, lauréate du prix Nobel de la paix, sur la destruction des stocks de ces armes en Syrie.

Et nous faisons tout notre possible pour parvenir à une solution diplomatique qui mettra fin à ces souffrances qui n’ont que trop duré.

En ce qui concerne le développement, notre défi le plus urgent consiste à faire du développement durable une réalité.

Grâce aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, la pauvreté a été réduite de moitié.

Nous devons maintenir la dynamique créée, élaborer un programme de développement pour l’après 2015, tout aussi enthousiasmant que celui auquel il succède et parvenir à un accord sur la lutte contre les changements climatiques.

Cette année encore, nous avons vu les Nations Unies agir de concert sur de nombreuses questions, liées notamment aux conflits armés, aux droits de l’homme et à l’environnement.

Nous continuons de démontrer l’étendue de ce qui est possible dans le cadre d’une action collective. Nous pouvons faire encore plus.

Pour agir utilement dans un monde caractérisé par des interconnexions de plus en plus denses, nous devons être encore plus unis.

En cette Journée des Nations Unies, prenons l’engagement de respecter les idéaux fondateurs de l’Organisation et d’œuvrer ensemble pour la paix, le développement et le respect des droits de l’homme».

Fin de citation.     

Je vous remercie.