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Les activités de transformation procurent des revenus aux femmes. Crédit PNUD

Avec un indicateur de développement humain (IDH) estimé à 0,343 en 2012 (0,340  en 2011), le Burkina Faso se situe parmi les pays à développement humain faible dont lIDH est inférieur à 0,466). Son niveau de développement se révèle être inférieur à celui de  la moyenne de l’Afrique au sud du Sahara (0,475) et même pour l’année 1980 (0,365).

L’indicateur de développement humain a augmenté en moyenne de 2% entre 2010 et 2012. A ce rythme, il faut attendre 35 ans pour que l‘IDH double (0,686) pour situer le pays dans les premiers rangs de la catégorie des pays à développement humain moyen.

En ce qui concerne l’indicateur de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI), le pays se caractérise par l’existence de fortes inégalités sociales dont la prise en compte diminue le niveau de développement humain de 34,2% pour donner la valeur 0,226 à l’IDHI. La présence des inégalités est plus importante dans le pays comparée à la moyenne mondiale (23,3%).

Les 20% les plus riches au Burkina Faso ont un revenu moyen 7 fois supérieur aux 20% les plus pauvres, pour un indice de Gini de 39,8.

L’indice d’inégalité genre (IIG) est estimé à 0,609. Il est le résultat de progrès lents dans trois dimensions essentielles du développement humain liées au genre à savoir :

1-la santé de la reproduction : le taux de mortalité maternelle, 300 décès pour cent mille naissances, est élevé; 117 naissances vivantes pour 1000 adolescentes (15-19 ans);

2- l’autonomisation: le parlement compte à peine 15% de femmes ; à peine 0,9% des femmes de plus de 25 ans et plus ont un niveau secondaire ou supérieur contre 3,2% pour les hommes ;

3- le marché du travail : 77,5% des femmes  de 15 ans et plus sont actives économiquement contre 90% pour les hommes.

4- L’indicateur de pauvreté multidimensionnelle (IPM) est  élevé. Le taux de pauvreté (H) pondéré par la sévérité de la pauvreté (H) donne au Burkina Faso un (IPM = H x A) de 0,53. 

Le taux de pauvreté multidimensionnelle (H) est estimé à 84%. Autrement dit, plus de 13,8 millions de burkinabè vivent dans un ménage pauvre et souffrent  donc de déficits à la fois en éducation, en santé et en conditions de vie décentes.

La sévérité de la pauvreté (A) est forte ; elle indique qu’en moyenne, un burkinabè pauvre souffre de privation dans 63,7% des indicateurs liés aux constituants de la l‘éducation (durée de la scolarisation, espérance de vie scolaire) de la santé (mortalité infantile, nutrition) et de la vie décente (combustible de cuisson, eau, assainissement, énergie, sols et propriété de biens).

Les déficits en éducation contribuent pour 36% à l’IPM, le taux de mortalité (16%), la nutrition (12%), soit 28% pour la santé ; les déficits en condition de vie décente apportent le reliquat (36%) à la pauvreté multidimensionnelle. A ce niveau encore, les déficits en éducations constituent l’handicap majeur de la promotion du développement humain.

L’incidence de la  pauvreté monétaire est  massive (48,6% en 2003, 46,7% en 2009). Elle est concomitante avec une croissance significative du PIB de l’ordre de 5,2% estimée pour la période 2000-2009. La croissance économique observée, supérieure au taux de croissance démographique (3,1% entre 1996 et 2006) n’a  pas permis une réduction significative de la pauvreté monétaire. Les  conditions sociales, politiques et économiques n’arrivent donc pas à inclure toutes les franges de la population dans le processus de développement et assurer une répartition plus équitable des dividendes de la croissance.

Il se pose alors les enjeux et défis de la promotion d’un développement inclusif pourvoyeur d’emplois pour la population active,  composée pour l’essentiel de jeunes : l’âge moyen des Burkinabè est de 35 ans et l’âge médian, qui divise la population en deux parties égales est de 15 ans. 

Résultats obtenus en 2012

Des résultats tangibles sont obtenus en 2012 dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Il s’agit entre autres de :

1- L’étude sur la contribution de l’élevage à l’économie et à la lutte contre la pauvreté, les déterminants de son développement ;

2- l’étude sur l’impact des petits producteurs sur la croissance économique et la réduction de la pauvreté au Burkina Faso ;  

3- Le plaidoyer en faveur d’une meilleure mise en œuvre du Cadre d’Accélération pour l’OMD1 (CAO1) axé sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Ces efforts ont conduit  non seulement à la prise en compte effective  du COA1 dans le Programme national du secteur rural 2011/2015 (PNSR) mais aussi l’intégration des solutions proposées dans les plans d’actions dudit programme ;

4- la préparation et la publication du Rapport national sur le développement humain 2012 dont le thème porte sur le « Travail décent et  Développement Humain au Burkina Faso » ;

5- Le PNUD  a contribué à la formation des élus locaux et régionaux dans la formulation de stratégie et de plan régional de l’emploi en vue de leur intégration dans les plans régionaux de développement.

6- Le soutien à l’élaboration de la stratégie nationale de gestion de catastrophe. La stratégie a été validée par le Gouvernement et ses partenaires. Elle est assortie d’une loi d’orientation qui sera soumise à l’Assemblée Nationale pour adoption. ;

7- la formulation d’un plan d’investissement dans le secteur de l’environnement et du développement durable (PNIEDD).

8- le plaidoyer politique en faveur du développement durable, avec identification de personnes reconnues de par leur notoriété, respectabilité, renommée, talents de communication et force de persuasion et qui seront des ambassadeurs IPE.

9- le PNUD et le FENU ont appuyé le Gouvernement pour l’élaboration de la nouvelle Stratégie Nationale de Micro Finance qui a été validée et soumise aux partenaires au développement.

10- 55 203 personnes des groupes spécifiques et vulnérables (travailleuses du sexe, personnes handicapées, PVVIH, orpailleurs, routiers, prisonniers ou pensionnaires, jeunes, femmes en milieu rural et autres) sont sensibilisées en matière de prévention à travers 25 Associations.

11- 38095 PVVIH sont touchées par la prise en charge communautaire avec l'appui apporté à 122 structures associatives.

12- 200 structures associatives et organisations religieuses et traditionnelles à travers 3 bénéficiaires secondaires et 13 structures de coordination régionales ont des capacités renforcées pour mieux lutter contre la Tuberculose.

13-  L’appui à la formulation de la politique nationale des Droits Humains et à la formation de la Police aux droits humains.

 

Brochure sur la réduction de la pauvreté
La Plate Forme Multifonctionnelle

Introduire des sources d'énergie, ouvrir la voie au changement pour le bien des communautés rurales du Burkina Faso.

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