Notre perspective

      • Le noble dessein de la traduction

        30 sept. 2014

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        Au Kosovo, une loi protège les droit des minorités à recevoir des services publics dans chacunes des langues officielles du pays. Photo: PNUD au Kosovo

        Le 30 septembre, le monde entier rend hommage aux traducteurs à l’occasion de la Saint Jérôme, un prêtre chrétien du IIIe siècle, saint patron des traducteurs, dont on dit qu’il a traduit la Bible en latin et fait éclore une intense activité intellectuelle. Cette journée, dont le thème est Les droits linguistiques, dimension essentielle des droits humains, offre une bonne occasion de méditer sur l’importance du multilinguisme en même temps que sur cette activité professionnelle. Comme il s’agit d’un travail spécialisé qui se déroule en coulisse, les traducteurs, interprètes et terminologues restent souvent dans l’ombre et leurs mérites sont trop peu reconnus. Pourtant, leur présence est essentielle pour les grandes organisations internationales, car elle rend possible la circulation des idées. Pierre de touche de la transparence, le multilinguisme a pour objectif principal de fournir la même information à tous, afin que chacun puisse prendre des décisions en connaissance de cause et se faire comprendre dans sa langue maternelle. Au PNUD, nous mettons à disposition des connaissances approfondies sur le développement durable, la réduction de la pauvreté et la prévention des crises. Celles-ci resteraient inaccessibles au grand public si nous ne disposions pas de traductions fiables dans nos langues de travail officielles  Lire

      • Le développement durable «fait maison»

        25 sept. 2014

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        Des femmes participent à une formation en gestion d'entreprises appuyée par le PNUD au Bangladesh. Photo: PNUD Bangladesh

        Maintenant qu’une proposition reprenant les Objectifs de développement durable (ODD) a été soumise à tous les membres de l’Assemblée générale pour leur considération, beaucoup d’entre nous se posent la question suivante : et après ? Une fois que des ODD mondiaux auront été adoptés dans le courant de l’année prochaine, que pouvons-nous faire pour aider les États, les citoyens et le secteur privé afin que ces objectifs deviennent non plus une simple aspiration mais une réalité ? Dans le cadre de notre appui à l’innovation en faveur du développement, nous explorons de nouvelles approches : Micro-histoires et recherche qualitative pour en savoir plus sur des sujets complexes Les consultations  pour « Le monde que nous voulons » ont permis de dialoguer avec des gens qui d’habitude, ne participent pas aux débats sur les orientations politiques. C’est ainsi, par exemple, que des handicapés du Belarus ou des jeunes à risque au Kirghizistan ont pu faire part de leur expérience en racontant de courtes histoires. Ces données ont servi à plaider en faveur de politiques mieux adaptées à leurs besoins. Plateformes pour encourager la participation civique et l’entrepreneuriat chez les jeunes En Albanie, un portail en ligne aide les jeunes entrepreneurs à passer de la présentation de leur produit  Lire

      • L'Amérique latine à l'heure du changement climatique et de l'énergie propre

        22 sept. 2014

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        En Amérique latine, la demande en électricité devrait doubler d'ici 2030 et la part d'énergie fossile a augmenté de façon considérable au cours des 10 dernières années. 

        Le Sommet sur le changement climatique de l'Assemblée générale de l'ONU constitue, pour les leaders mondiaux présents, l'occasion rêvée d'agir. En plus de mobiliser les volontés politiques et promouvoir des solutions au changement climatique, ils auront aussi à relever le défi de l'accès à l'énergie durable, essentiel pour sécuriser et renforcer les acquis sociaux, économiques et environnementaux. Pour l'Amérique latine et les Caraïbes, l'enjeu est des plus importants. Si sa part des émissions mondiales de gaz à effet de serre est relativement faible - 12 pour cent d'après les statistiques de l'ONU - la région n'en sera pas moins l’une des plus vulnérables aux pics de température .  Et de nouveaux défis attendent la région. La demande en électricité devrait doubler d'ici 2030 et, malgré une production d'énergie hydroélectrique de près de 60 pour cent, la part d'énergie fossile, essentiellement du gaz naturel, a augmenté de façon considérable au cours des 10 dernières années.  C'est le moment pour les gouvernements et le secteur privé d'investir dans les énergies durables alternatives, non seulement pour encourager la croissance tout en réduisant les émissions de carbone, mais aussi pour garantir l'accès à l'énergie propre à près de 24 millions de citoyens qui vivent encore  Lire

      • L’océan est en train d’emporter mon île

        22 sept. 2014

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        Je suis née dans les Îles Carteret, un groupe de six atolls au large de la côte nord-est de l’île de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Plus de deux mille sept cent personnes vivent sur ces atolls. Les femmes y sont les gardiennes traditionnelles des terres. Ma grand-mère a légué notre petite île à ma mère qui me l’a léguée à son tour. Je ne pourrai jamais la léguer à ma fille car son héritage aura disparu d’ici là.  Je ne connais pas grand-chose à la science. Mais je sais que nos côtes sont en train de disparaître et que rien ne peut prévenir cette érosion.  La chose la plus difficile que j’ai eu à faire dans ma vie a été de dire à ma famille et à mes amis que nous devions partir de chez nous. Nous sommes des réfugiés climatiques. Et nous sommes en train de lutter pour nos vies.   La meilleure solution pour nous est d’accepter les 71 hectares de terres sur l’île de Bougainville qui nous ont généreusement été donnés. Un lopin d’un hectare a été donné aux sept familles qui ont déjà été réimplantées.  Les enfants y jouent pieds nus au rugby. Les  adultes travaillent la terre.  Lire

      • Le Bhoutan vit toujours sous la menace du débordement d’un lac glaciaire

        19 sept. 2014

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        L'équipe de production du documentaire "La Fonte de l’Himalaya". ©PNUD Asie-Pacifique

        Au Bhoutan, à environ 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’eau de fonte dévale des glaciers pour former certains des plus grands fleuves du monde et fournir de l’eau douce et de l’électricité à près de 1,3 million d’habitants à travers l’Himalaya.  Mais la fonte des glaciers, qui s’accélère en raison du changement climatique, fragilise une économie fondée essentiellement sur la production d’hydro-électricité et menace aussi de nombreuses vies. L’eau peut s’accumuler sur les glaciers pour former des lacs instables qui rompent leurs barrières naturelles lorsque leur poids devient excessif. S’en échappe alors un énorme volume d’eau, de roches et de boue qui peut provoquer des dégâts considérables dans les vallées en contrebas. De 2008 à 2013, les pouvoirs publics, avec notre appui et l’assistance financière du Fonds pour les pays les moins avancés, du gouvernement autrichien et du World Wildlife Fund, ont réussi à faire baisser le niveau du lac glaciaire Thorthomi, considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Des Bhoutanais, hommes et femmes, ont entrepris de grimper jusqu’à 4 500 mètres d’altitude pour procéder à l’excavation de la moraine et des roches dans une eau glaciale, un travail pénible contrastant cruellement avec la beauté des  Lire

      • Des femmes sont encore stérilisées de force. Mettons fin à cette pratique !

        08 sept. 2014

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        Une maman et son bébé nouveau-né à l'Institut de formation en santé maternelle et infantile à Dhaka, Bangladesh. Photo: Kibae Parc / ONU

        Même si la stérilisation volontaire constitue une forme non négligeable de contraception dans de nombreuses régions du monde, la force ou la coercition ne devraient jamais entrer dans l’équation. Or, on continue de recenser des cas où des femmes, des personnes handicapées ou vivant avec le VIH, des membres de communautés autochtones ou de minorités ethniques, des transgenres ou des intersexes sont stérilisés sans avoir accordé leur consentement libre, entier et éclairé. Notre rapport, « Protéger les droits des femmes et filles affectées par le VIH en milieu sanitaire » met en lumière la persistance de cette pratique, de même que toute une série d’autres formes de maltraitance grave. Non seulement ces pratiques sont discriminatoires, mais elles constituent une violation des droits humains fondamentaux. Comme la Commission mondiale sur le VIH et le droit l’a rapporté en 2012, des pratiques coercitives et discriminatoires sévissent dans les milieux sanitaires, comme le dépistage obligatoire du VIH, la divulgation d’informations confidentielles et le refus de prester des services sanitaires, ainsi que les stérilisations ou avortements forcés. La stérilisation volontaire dépend d’un environnement juridique, social et sanitaire qui garantit à chacun le droit de donner son consentement entier, libre et éclairé. C’est pourquoi les pays doivent interdire  Lire

      • OMD : les petits États insulaires en développement s’impatientent | Gonzalo Pizarro

        26 août 2014

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        La République dominicaine s'employe à atténuer les risques de catastrophes. Photo: R. D. Emiliano Larizza pour le PNUD

        Les petits États insulaires en développement (PEID) continuent de faire face à des défis majeurs pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : croissance lente, chômage élevé, population vieillissante, fuite des cerveaux, dettes élevées, capacités de transport limitées et exposition extrême aux effets des changements climatiques. Prenons l’exemple de Saint Martin, une petite île dans les Antilles néerlandaises, qui reçoit chaque semaine plus de touristes débarquant de bateaux de croisière qu’elle n’a d’habitants. Saint Martin dépend beaucoup du tourisme pour la sauvegarde et la protection de son environnement naturel. L’industrie touristique, principalement centrée sur la plongée de récifs et la pêche, représente 80 % du PIB de l’île.   L’attention du monde en développement est actuellement tournée vers le programme pour l’après-2015 et la proposition en faveur des nouveaux objectifs mondiaux, les Objectifs de développement durables (ODD), qui seront présentés en septembre à l’Assemblée Générale de l’ONU.  Ce nouvel ordre du jour repose sur la conviction que le développement ne peut se réaliser que si les dimensions sociales, économiques et environnementales sont prises en compte. Mais pour Saint Martin, le développement durable ne peut pas attendre les négociations de l’ONU.  Les initiatives relatives à la réduction de la  Lire

      • Engageons les parlementaires à parler du VIH et des droits de l'homme

        21 août 2014

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        Dépistage du VIH/sida au Soudan du sud. PHOTO: MARGUERITE NOWAK / PNUD au Soudan du Sud

        Je travaille depuis plusieurs années avec des décideurs et des législateurs pour lutter contre le VIH en tenant compte des droits de l’homme et contribuer à enrayer l’épidémie. Cette tâche nécessite souvent d’aborder des sujets gênants tels que la classe sociale, la sexualité ou des comportements réprouvés tels que la toxicomanie. La démarche implique aussi des groupes sociaux marginalisés tels que les travailleurs du sexe, les transsexuels, les homosexuels et les toxicomanes. Souvent, les parlementaires ne sont pas au fait des facteurs complexes qui interviennent dans la propagation du VIH au sein de ces communautés vulnérables, en particulier les effets de la  la stigmatisation et de la discrimination. Mais j’ai vu des personnes influentes – avocats, juges, ou policiers – stimuler des avancées législatives pour protéger les personnes atteintes du VIH, qui bénéficient à la société dans son ensemble.   Sensibiliser les parlementaires à ces questions peut donc contribuer à changer  les choses, même si ce processus est souvent lent et onéreux. Au PNUD, nous jouons un rôle déterminant pour faire participer les gouvernements et renforcer leurs capacités à faire face à de nombreuses questions de développement, y compris le VIH et la nécessité d’adopter des approches fondées sur les droits  Lire

      • Donner un sens à notre monde : La contribution du développement | Helen Clark

        11 août 2014

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        Réfugiés sud-soudanais dans le nord de l'Ouganda. Photo: F. NOY / HCR

        Ces derniers temps, des crises successives se disputent les titres de l'actualité et des personnalités telles que le Secrétaire d'État John Kerry et le Secrétaire-général de l'ONU multiplient les navettes diplomatiques. Entre les conflits à Gaza et dans l'est de l'Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, au Mali et au Nigeria, le coût du secours humanitaire est devenu exorbitant. Fin juin, les appels coordonnés de l'ONU pour les crises humanitaires s'élevaient déjà à 16,4 milliards de dollars.  Aurait-on pu faire plus pour prévoir, prévenir ou tempérer ces traumatismes ? En un seul mot : Oui. Et il est urgent d'anticiper les crises et catastrophes futures, car le développement et la survie des communautés sont en jeu. D’après les estimations, chaque dollar dépensé pour la préparation aux catastrophes permet d'économiser en moyenne sept dollars pour le relèvement. Par contre, les dépenses consacrées aux États fragiles ou encore en conflit absorbent une part significative de l'aide publique au développement.  Une bonne partie de cette aide va au secours humanitaire, ne laissant qu’une faible marge de manœuvre pour les investissements à long terme susceptibles de promouvoir la gouvernance inclusive, désamorcer les tensions locales et éviter les conflits. Pour faire  Lire

      • Bâtir la grande entreprise du développement | Leisa Perch

        06 août 2014

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        En Inde, les femmes sont les plus durement affectées par les conditions climatiques extrêmes. Foto: Prashanth Vishwanathan/ PNUD en Inde

        De nos jours, les politiques de développement international parlent de développement « axé sur les gens ». Mais nos objectifs font encore toujours référence à la société, l’économie et l’environnement comme s’il s’agissait d’enjeux distincts. Mon récent travail avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) m’a montré que dissocier ces 3 aspects entrave les opportunités et la créativité, et peut aussi causer plus de tort que de bien. Afin de mieux comprendre la complexité et la nuance de ces différents domaines, le GIEC a étudié leurs relations de plus près. Il en ressort que notre méthode est malheureusement plus conservative que progressive. Il est primordial d’agir pour résoudre le problème de l’inégalité au niveau international et de comprendre qu’il ne s’adresse pas qu’aux pays ou aux personnes. Comme le GIEC le souligne, notre approche doit mettre en évidence l’inégalité des pays dans leur capacité à gérer le problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable sont plus qu’une simple alternative aux Objectifs du millénaire pour le développement. Les précédents accords, y compris le protocole de Kyoto, ne suffisent plus ; les prochaines négociations sur le changement climatique devront aller plus loin. Si nous avançons lentement, ce n’est pas la faute  Lire