Notre perspective

      • Faisons du peuple haïtien le centre des activités de reconstruction

        11 janv. 2012

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        Projet de gestion des décombres à Léogâne, en Haïti (Photo: Mariana Nissen/PNUD)

        Il y a deux ans, un tremblement de terre de magnitude 7.0 a dévasté Haïti, une nation insulaire des Caraïbes, faisant 200 000 morts et entraînant le déplacement d'un million et demi de personnes.   Le nombre de morts et l'ampleur de la destruction ont mis en évidence les risques associés à un gouvernement et une population hyper-centralisés à Port-au-Prince, où des centaines de milliers de maisons ont été détruites et 30 pour cent des fonctionnaires ont perdu la vie.   Subitement exacerbés et rendus encore plus urgents, nombre de problèmes qui étaient chroniques ont en quelques minutes présenté des risques de mort.   S'étant fixé l'objectif de « reconstruire en mieux », en coopération avec d'autres agences, le PNUD a aidé Haïti non seulement à se relever mais aussi à rendre le pays et son peuple plus robustes et mieux préparés à faire face à tout choc à venir, qu'il soit naturel ou créé par l'homme. Il s'agit là de notre mission et de notre mandat, le peuple haïtien toujours au centre de toute initiative.   Depuis 2010, nous avons accru notre coopération avec le Gouvernement haïtien, développant la gestion des débris et la reconstruction tout en créant des milliers  Lire

      • Permettre aux pauvres de définir leur avenir

        02 janv. 2012

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        Pour que la croissance soit inclusive, il faut qu'elle soit durable et équitable. Photo: PNUD

        Plus d'un milliard de personnes sont dépourvues de beaucoup des éléments de base que les six autres milliards considèrent comme allant de soi. Dans les pays les moins développés, les conflits, les catastrophes naturelles et, de façon plus générale, l’insécurité dans laquelle vivent les hommes, imposent des limites structurelles aux efforts entrepris pour passer de la crise à une réduction des risques, et de la croissance au développement durable. Des progrès significatifs et soutenus vont demander des efforts plus rapides et meilleurs. Au-delà des enjeux essentiels que sont « l'empreinte carbone », « le développement à faible émission de carbone », « l'économie verte » et les raisons économiques de sauver la planète, il nous faut une nouvelle fois attirer l'attention sur le défi perpétuel que représente le fait de veiller à ce que les personnes pauvres et vulnérables participent à la croissance et au développement, et en bénéficient. Quelle qu'en soit la forme – pauvreté énergétique, manque d'accès à l'eau, à l'assainissement, à l'éducation et à la santé, malnutrition ou insécurité alimentaire – par son ampleur et son étendue, la privation dans le monde remet en question politiques et pratiques actuelles de développement. Comment assurer un développement durable ? Pour  Lire

      • L’accès durable à l'énergie est essentiel en Afrique

        29 déc. 2011

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        2012 Année internationale de l'énergie durable pour tous. Photo: Fondation ONU

        L'Afrique subsaharienne abrite près de 45 % de ceux qui n'ont pas accès à l'énergie. Ces derniers représentent 69 % de sa population, soit 585 millions de personnes. Toujours en Afrique subsaharienne, 78 % de la population utilisent la biomasse traditionnelle pour la cuisine et le chauffage (650 millions). Les besoins énergétiques vont bien au-delà du raccordement des foyers au réseau électrique. Sur ce continent où tant de personnes dépendent de l'agriculture pluviale pour leur subsistance, un meilleur accès à l'énergie est aussi essentiel pour l'irrigation que pour la production et la transformation des aliments; il permettra d'augmenter la productivité agricole et les revenus du monde rural, et de renforcer l’autonomisation des femmes, qui représentent une proportion significative du monde paysan africain. Pour le PNUD, l'accès à une énergie durable est indispensable pour promouvoir la création de sociétés plus équitables et inclusives, une croissance verte et, de façon générale, un développement durable. Notre plaidoyer a pour objet de faire de l'équité, de l'inclusion, de la résilience et de la durabilité les principes directeurs des efforts en vue d'un accès universel à l'énergie. Nous sommes conscients que les besoins énergétiques ne sont pas les mêmes pour tous. Par conséquent, il appartient aux  Lire

      • Un appui soutenu est primordial pour le relèvement de la Somalie

        12 déc. 2011

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        Des femmes attendent de l'aide à un site d'alimentation à Mogadiscio, Somalie. (Photo: WFP/David Orr)

        L’arrivée de la longue saison des pluies, couplée à l’extension des opérations humanitaires et de relèvement rapide de ces derniers mois, a amélioré la situation sur le terrain en Somalie méridionale, au point que trois régions – Bay, Bakool et Shabellaha Hoose – ont pu être ramenées du statut de famine à celui d’urgence humanitaire. Ces progrès apportent un certain espoir, mais les avancées, restent extrêmement fragiles. Sans un appui soutenu, elles pourraient être annihilées. Quatre millions de personnes sont toujours dans un état de crise en Somalie. Parmi eux, 250 000 sont en danger de mort. Un autre million de Somaliens vivent toujours dans les campements de réfugiés des pays voisins. Heureusement, les associations humanitaires et les organisations d’aide au développement continuent à manifester leur engagement vis-à-vis de la crise en améliorant la vie des hommes, femmes et enfants somaliens. Nous restons néanmoins confrontés à d’énormes défis, comme l’a démontré la récente interdiction par le groupe Al-Shabaab de six agences de l’ONU et de dix organisations non gouvernementales (ONG) actives dans le sud de la Somalie. Les progrès réalisés doivent être soutenus, et nous devons être préparés à continuer encore longtemps. L’appui international devra se poursuivre – voire même augmenter  Lire

      • Les jeunes tunisiens donnent l'exemple comme messagers du progrès

        09 déc. 2011

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        Les deux jeunes Tunisiens qui ont terminé DemocraTweet, un jeu en ligne qui guide les gens à travers les principes fondamentaux de la démocratie et la transition démocratique, rencontrent l'Administrateur du PNUD Helen Clark (au centre) à New York. (Photo: PNUD)

        En tant que Directrice de la Gouvernance démocratique au PNUD, j'ai la chance de pouvoir rencontrer énormément de gens intéressants. Le lundi 5 Décembre, j'ai rencontré deux jeunes démocrates tunisiens, messagers du progrès et de certains des changements radicaux qui prennent place dans notre monde actuel.   Mariem et Hassine ont été sélectionnés parmi des milliers de Tunisiens qui ont participé à "DemocraTweet", un jeu en ligne qui guide les gens à travers des principes fondamentaux de la démocratie et la transition démocratique. Le PNUD a développé le jeu, en partenariat avec la première station de radio du pays, Radio Mosaïque FM, afin d'assurer une diffusion optimale alors que le pays se préparait pour les élections. Il s'agit là seulement d'un exemple de la façon dont nous avons soutenu les aspirations du peuple tunisien. Un de mes favoris est le hit Enti Essout (vous êtes la voix), appuyé par le PNUD. La chanson est devenue virale, avec près de 280 000 visites, et est un hymne aux élections, qui ont connu une participation record de 76%. Nous intégrons ces approches innovantes à de notre soutien fondamental pour la gouvernance démocratique, non seulement dans les Etats arabes, mais à travers le monde.  Lire

      • Le volontariat change notre monde pour le mieux

        02 déc. 2011

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        Une des volontaires participant à une campagne du VNU sur la diversité, Khartoum, Soudan. Photo: Ayman Suliman

        En ce dixième anniversaire de l'Année internationale des Volontaires, nous célébrons le travail des volontaires du monde entier et la contribution qu'ils apportent au développement et au bien-être des communautés. Chaque jour, les volontaires font bouger les choses au profit de l'environnement, de la paix, de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement, et de beaucoup plus. Les exemples de volontariat ayant un effet incroyable sont nombreux. Au Népal, près de 50 000 femmes volontaires en santé communautaire, soutenues par l'UNICEF, l’UNFPA, l’USAID et la Fondation Gates, ont contribué à réduire la mortalité infantile de deux tiers au cours des quinze dernières années. Les volontaires de la Croix-Rouge japonaise ont joué un rôle indispensable dans la gestion des conséquences du terrible séisme et du tsunami au début de cette année. Les Volontaires des Nations Unies représentent une part importante des missions de paix des Nations Unies et composent environ un tiers du personnel civil international en République démocratique du Congo, au Sud Soudan, au Libéria et ailleurs. Un principe directeur des Volontaires des Nations Unies est que les gens plus proches des problèmes sont aussi souvent les personnes les plus capables de contribuer aux solutions. Le premier Rapport sur la  Lire

      • La réponse : une croissance inclusive et durable

        23 nov. 2011

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        L'Ambassadeur de Bonne volonté du PNUD Zinedine Zidane visite un projet au Mali (Photo: PNUD)

        Tandis que les dirigeants des pays du G-20 tentent de trouver des solutions à la crise de l'euro, il nous faut voir plus loin et considérer un problème plus fondamental auquel le monde est confronté : la montée des inégalités, le chômage et en fin de compte un affaiblissement de la demande, qui seront les causes d'une profonde récession. Il ne s'agit pas d'un problème cyclique qui pourrait être résolu par un train de mesures de relance, mais d'un problème plus structurel, inhérent à l’actuel processus de croissance. La lutte contre les inégalités est essentielle pour répondre aux crises économique, alimentaire ou climatique qui affectent le monde. Comme l'indique l’essaimage du mouvement des Indignés de Wall Street, les inégalités et le fait que le système ne fonctionne qu’en faveur de l’unique pour cent des plus riches sont contestés un peu partout dans le monde. L’accroissement des inégalités et le chômage ont également été des moteurs clés des manifestations du Printemps arabe, dont la fin n'est pas encore en vue. Et la hausse des prix alimentaires et pétroliers tirent une nouvelle fois la sonnette d'alarme. Même en Asie, où la croissance économique s'est fortement accélérée dans plusieurs pays en développement, la hausse  Lire

      • Industries extractives : créer une richesse durable

        08 nov. 2011

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        L'Administratrice du PNUD Helen Clark en discussion avec un entrepreneur faisant partie du projet Entreprise en Mongolie.(Credit: PNUD)

        A Oulan-Bator, en Mongolie, une conférence sur la gestion des industries extractives s’est penchée sur la façon dont les pays riches en ressources naturelles peuvent le mieux tirer parti des actifs précieux que sont le pétrole, le gaz ou les minerais, et mieux résister à la volatilité des prix. Les pays exportateurs de ces matières premières ont besoin d’alternatives pour stabiliser leurs économies et les rendre moins vulnérables aux aléas des marchés : les prix du cuivre ont chuté de près de 15 % entre juillet et septembre, tandis que ceux de l'or ont augmenté de 30 % depuis janvier. De telles fluctuations compliquent la planification budgétaire et rendent les pays en développement  vulnérables aux chocs boursiers. Il est vrai aussi que les économies dominées par les industries extractives n'ont pas toujours réussi à dégager des avantages sociaux et économiques pour leur population. En effet, l'extraction des ressources minérales peut devenir une malédiction lorsqu'elle alimente les conflits et entraîne des catastrophes environnementales. L'énorme disparité entre la richesse créée et le manque d’avantages retirés au niveau local est souvent exacerbée par la faiblesse de la gouvernance, et par un manque de transparence et de redevabilité. C'est pourquoi le PNUD et le Gouvernement  Lire

      • Assurer la transition démocratique au Kirghizstan

        04 nov. 2011

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        Une femme et son enfant dans les campagnes du Kyrgyzstan - paralysées par le froid hivernal (Photo: PNUD)

        La république kirghize, un pays pauvre et enclavé d'Asie centrale postsoviétique, a organisé des élections présidentielles le 30 octobre dernier. Il s'agissait du premier scrutin présidentiel d'Asie centrale dans lequel le président sortant a respecté à la lettre une constitution fondamentalement démocratique. Dans une région où les élites comme le reste de la société associent souvent la compétition électorale à l’instabilité et aux troubles, les élections au Kirghizstan, à l'instar de ce qui s'est passé lors du printemps arabe, montrent combien le fait de rendre des comptes à la société est essentiel à la bonne gouvernance. La transition démocratique au Kirghizstan ne s'est pas faite sans peine. Elle a commencé en avril 2010 par un soulèvement populaire qui a renversé le président Kurmanbek Bakiyev, accusé par une grande partie de la population d'avoir compromis les premiers efforts du Kirghizstan dans la construction de la démocratie. Près de 90 manifestants ont été tués et 1700 ont été blessés au cours des violences qui ont conduit à la fuite de Bakiyev. Ce soulèvement a été suivi en juin 2010 d'une flambée de violences ethniques au cours desquelles 400 000 Ouzbeks ont dû fuir leurs foyers et le commerce, le transport et l'infrastructure de logement  Lire

      • Le but ultime du développement : un meilleur avenir pour tous

        02 nov. 2011

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        Des investissements pour accéder à une énergie renouvelable, à de l'eau propre et à de meilleures installations sanitaires permettraient d'avancer en matière d'égalité, de durabilité et de développement humain. PHOTO: ©UNDP/ARANTXA CEDILLO

        Trouver les moyens de rendre les progrès en matière de développement humain véritablement durables pour les sept milliards d'habitants de notre planète, maintenant et pour les générations futures, représente le défi central du XXIème siècle. La communauté internationale doit découvrir des voies ouvrant à un développement permettant de maintenir l'équilibre de l'écosystème et de réduire les inégalités au sein des nations et entre elles. Cette année, le Rapport sur le développement humain pose la question de savoir si l'on peut s'attendre à ce que les tendances des quarante dernières années se poursuivent et si les améliorations vont être durables pour les personnes qui vivront sur cette planète pendant les quarante prochaines années. D'après le Rapport, quelque 1,7 milliard de personnes dans 109 pays vivent dans une pauvreté "multidimensionnelle" et l'intensification des dangers environnementaux menace de ralentir ou de renverser les progrès notables enregistrés ces dernières décennies. Dans le pire des cas, il est prévu que l'impact sera encore plus dramatique dans les pays dont l' Indice de développement humain (IDH) est bas, avec pour conséquence une aggravation des inégalités entre ces pays et ceux à IDH élevé.   Messages du Rapport à retenir 1. Les plus vulnérables souffrent d'un double fardeau  Lire