Notre perspective

      • Au-delà des montagnes, un meilleur avenir pour les Haïtiens

        11 janv. 2013

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        Une jeune femme entrepreneur en Haïti. Photo: PNUD en Haïti

        « Au-delà des montagnes, encore des montagnes», dit un vieux proverbe haïtien, en rappel des défis démesurés que cette demi-île caribéenne a dû relever depuis la nuit des temps. En tête de liste, le séisme de 2010 qui a fait plus de 200 000 morts, déplacé 1,5 million de personnes et ébranlé ou rasé quelque 300 000 bâtiments. Son impact a été le plus dévastateur dans la capitale hyperurbanisée et surpeuplée du pays où il a provoqué des ruines inimaginables et détruit environ 80 pour cent de l'économie de la ville. Mais les Haïtiens sont habitués à escalader les montagnes. Le gouvernement, le secteur privé et les organisations internationales travaillent avec les familles et les communautés à reconstruire le pays et à relancer l'économie. Les femmes, qui dirigent presque 50 pour cent des ménages, jouent un rôle clé. Placer les Haïtiens et leurs communautés au cœur du processus de relèvement est essentiel. Dans les quartiers, ce sont les résidents qui fixent les priorités en termes de reconstruction des maisons et des infrastructures, avec une attention toute particulière aux risques spécifiques aux citadins. Pour permettre aux familles de prendre elles-mêmes en charge la réparation et la reconstruction de leurs maisons, le PNUD  Lire

      • Internet : les inégalités hommes-femmes

        10 janv. 2013

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        Special computer training course designed for deaf people in Damascus, Syria. Photo: UNDP in Syria

        Le rôle moteur que jouent les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le développement apparaît aujourd’hui d’autant plus clairement que l’accès aux nouvelles technologies, notamment aux téléphones mobiles, a connu une augmentation spectaculaire. Fin 2012, les abonnements de téléphonie mobile ont dépassé le seuil des six milliards, dont les trois quarts concernent les pays en développement. Cependant, les femmes restent à la traîne. D’après les chiffres du dernier rapport d'Intel, celles-ci sont 21 % moins nombreuses que les hommes à posséder un téléphone mobile. Le développement doit être l’occasion de lutter contre ces inégalités. Par développement, je me réfère bien entendu à un développement humain durable, qui offre aux personnes la possibilité de faire des choix, d’avoir accès à des soins de santé et à l’éducation, tout en jouissant d’une bonne espérance de vie. La question des TIC n’est pas neutre, car celles-ci peuvent aggraver les fossés hommes-femmes déjà largement observés dans nombreux pays. Les inégalités d’accès à l’éducation, le manque de femmes enseignantes et l’insécurité au niveau local contribuent considérablement à l’abandon scolaire chez les filles. Faute de mesures de sécurité adéquates, les femmes se retrouvent privées d’accès aux centres communautaires dédiés aux TIC. La question de  Lire

      • En Serbie, une ère nouvelle s’accompagne d’un nouveau contrat social

        09 janv. 2013

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        Les employeurs serbes reçoivent maintenant des avantages fiscaux lorsqu'ils recrutent des personnes handicapées. Photo: Centre pour personnes handicapées, Serbie.

        Lors de ma première prise de poste en Serbie en 2001, le pays vivait encore sous le choc et la peur infligés par des années de conflit. À mon retour en 2009, chargé de diriger la présence des Nations Unies sur place, j’ai été frappé par l’importance des progrès effectués. Belgrade possèdait de nouveaux trams et de nouveaux autobus, les quartiers et les parcs avaient été rénovés, et les efforts destinés à consolider la démocratie, à construire une économie plus inclusive, à établir des mécanismes crédibles de lutte contre la corruption étaient bel et bien réels. La Serbie constitue aujourd’hui une source de stabilité et de sécurité de plus en plus importante dans la région : elle envoie de nombreux Casques bleus comme forces internationales, lutte contre le crime organisé, détruit les armes à feu illégales et non enregistrées, et intègre les femmes aux forces armées et aux services de police. Les ministères adoptent désormais des stratégies de lutte contre la corruption et des douzaines d’enquêtes ont été ouvertes depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, il y a à peine six mois. Les examens du Parlement sont maintenant plus rigoureux et plus sévères, et son Rapporteur, Nebojsa Stefanovic, mène une  Lire

      • Les pays arabes attendent de vastes réformes de gouvernance

        03 janv. 2013

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        En Lybie, des étudiants participent à un atelier sur les droits de la personne à l’Université de Tripoli. Photo: UN/Iason Foounten

        Si le taux de chômage élevé et les inégalités sont à l’origine des soulèvements du Printemps arabe qui ont vu le jour en 2010, de vastes réformes de gouvernance sont nécessaires pour garantir une croissance durable et équitable dans la région. Il ne suffit pas de renverser les dictateurs : le peuple veut du pain, mais il a aussi faim de justice sociale et de liberté. Les experts du Centre régional du PNUD au Caire sont parvenus à cette conclusion au terme d’études exhaustives, qui ont abouti à la rédaction du Rapport sur les défis du développement arabe, consultable à ce jour dans plusieurs pays à travers le monde. Ayant passé presque trois décennies sur le terrain, j’ai la conviction que ce constat va dans le bon sens, et que la gouvernance et l’État de droit sont essentiels pour parvenir au développement durable et inclusif dont a tant besoin le monde arabe. Dans le cas de l’Égypte, il ne s’agissait pas uniquement d’un problème d’exclusion politique, mais aussi de la conjonction de facteurs politiques et économiques. Pour être efficaces, les réformes devront prendre en compte ces deux types d’exclusion. Le chômage reste un défi majeur, mais il est difficile d’estimer de manière fiable  Lire

      • Etat de droit : relever le défi pour l'après 2015

        24 déc. 2012

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        Femmes et jeunes filles à El Fasher, Darfour Nord, pour "16 jours d'activisme contre la violence sexiste". Photo ONU / Albert Gonzalez Farran

        L’État de droit est essentiel au développement. Qui ne se sent pas en sécurité et  craint de voir ses biens pillés ou saccagés n’investit pas dans l’avenir. À quoi bon acheter des semences si votre récolte va vous être volée? Pourquoi investir dans une entreprise dont les bénéfices seront dévorés par la corruption? Qui enverrait sa fille à l’école si elle risque de se faire violer en chemin? Les communautés qui ne réussissent pas à se réconcilier avec leur passé ne peuvent pas aller de l’avant. D’où l’importance de la justice transitionnelle, qui permet aux populations se relevant d’une crise de faire face aux séquelles laissées par la violence et d'en poursuivre les auteurs. Sans cela, aucun contrat social n’est réellement possible. Le monde a changé d’axe depuis que 189 États Membres sont tombés d’accord sur les OMD il y a plus de dix ans, en bannissant toute discussion sur des questions sensibles comme la gouvernance, l’accès à la justice ou les droits de l’homme. Depuis la fin de la guerre froide et maintenant que le Printemps arabe a relancé le débat sur les contrats sociaux qui doivent nécessairement sous-tendre toute communauté cohésive, nous nous apercevons que des organisations telles que  Lire

      • Budgétiser le changement climatique et les catastrophes

        13 déc. 2012

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        En ce moment, c’est la saison des phénomènes météorologiques extrêmes dans une grande partie du monde. Des cyclones meurtriers, des pluies aveuglantes provoquant inondations et coulées de boue sont en passe de devenir la norme, depuis les Philippines jusqu’à Haïti en passant par le Pakistan. La planète est désormais balayée à tous vents par des tempêtes et des inondations dont la fréquence et la férocité continuent d'augmenter, les coûts du relèvement s’avérant de plus en plus élevés. Comment les pays trouvent-ils aujourd’hui les fonds nécessaires à la construction de routes, de ponts, d'écoles et autres infrastructures vitales « résilientes face au climat » pour éviter de subir davantage de pertes à l’avenir ? On pourrait, bien entendu, augmenter les financements internationaux en vertu du principe de responsabilité commune mais différenciée. Cela signifie que les pays développés doivent jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le changement climatique et ses effets néfastes en prenant la tête des initiatives dans ce domaine. En effet, ne sont-ils pas plus susceptibles que les pays en développement de disposer des capacités techniques et économiques requises pour s’attaquer au changement climatique ? Une autre partie de la solution réside dans la nécessité, pour les pays en  Lire

      • Discussions sur le changement climatique à Doha : quels enjeux pour les pays pauvres ?

        03 déc. 2012

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        L'adaptation au changement climatique en Inde Photo: PNUD Inde

        Alors que des milliers de personnes se réunissent cette semaine à Doha pour aborder le dernier volet des discussions relatives au climat, il est important de souligner les conséquences que pourrait entrainer l’absence de progrès dans ce domaine pour les pays les moins développés. Dans les pays en développement, ce sont les populations pauvres qui courent le plus grand risque face au changement climatique. Celui-ci amplifie des vulnérabilités existantes, comme par exemple en Afrique, où ce sont les populations pauvres qui sont les plus touchées par la sècheresse, les inondations, la famine et autres effets du changement climatique. Si nous ne parvenons pas à faire un pas vers un nouvel accord global sur le climat, nous risquons de compromettre les avancées réalisées jusqu’ici dans les pays en développement et de mettre en danger la vie, les moyens d’existence et l’avenir de leurs populations.   Nul besoin d’attendre que les Etats Membres des Nations Unies parviennent à un accord global sur le climat ou qu’ils finissent de négocier le programme de développement post-2015. Il y a suffisamment à faire au niveau des gouvernements sous-nationaux, des communautés, de la société civile et du secteur privé. C’est d’ailleurs à ce niveau-là que résidait une  Lire

      • La lutte contre le sida, un combat toujours d’actualité

        29 nov. 2012

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        Programme de prévention et de soins VIH / SIDA au Sud-Soudan. Photo: PNUD au Sud-Soudan

        Les actions menées contre le VIH à travers le monde ont accompli des progrès remarquables. À la fin de l’année 2011, plus de 8 millions de personnes avaient accès à un traitement indispensable à leur survie, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2003. Les nouvelles infections à VIH ont également diminué sensiblement dans de nombreux pays, notamment parmi ceux qui enregistrent une forte prévalence du virus. Cependant, l’exclusion sociale, les inégalités et les violations des droits de l'homme continuent de favoriser la propagation de l’épidémie et d’autres maladies, qui frappent de manière disproportionnée les femmes et les populations marginalisées. Celles-ci englobent notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues, les professionnel(le)s du sexe et les personnes transsexuelles. D’après un rapport de la Commission mondiale sur le VIH et le droit daté de 2012, les environnements juridiques discriminatoires et punitifs, la violence et autres sévices contribuent également à la propagation du VIH. Une meilleure application des mesures législatives protectrices, combinée à des politiques de protection sociales couvrant les personnes touchées par le virus, pourront permettre la mise en œuvre d’actions efficaces et inclusives, susceptibles de réduire à leur tour les inégalités et  Lire

      • La justice internationale commence chez soi

        21 nov. 2012

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        Des juges timorais prête serment. Crédit: PNUD au Timor-Leste

        Pour les pays qui se remettent d’un conflit et les sociétés qui tentent de surmonter des traumatismes liés à la violence, le rétablissement de la justice et la condamnation de ceux qui violent les droits de l’homme peuvent constituer des premiers pas  capitaux vers la consolidation de la paix. En mars, la Cour pénale internationale (CPI) a rendu sa première sentence depuis sa création en 2002. Elle est chargée de l’investigation et de la poursuite des responsables de génocides et de crimes contre l’humanité. Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo a été déclaré coupable d’avoir utilisé des enfants de moins de 15 ans dans des conflits armés. Ce jugement marque le début d’une ère nouvelle, où la CPI sert de tribunal de dernier ressort. Cette notion de « complémentarité » constitue le principe fondateur de la CPI, qui estime que la responsabilité d’investigation et de poursuite des crimes graves incombe aux autorités nationales et aux États. Si les pays le désirent et le peuvent, la justice sera mieux rendue là où les crimes ont été commis. Cependant, la plupart des pays qui sortent d’une période de conflit n’ont pas les moyens de mener de telles investigations. Même s’il existe  Lire

      • La transition démocratique exige des dirigeants courageux

        09 nov. 2012

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        Élections à l'Assemblée constituante, Tunisie 2011

        Nous avons récemment été témoins de changements dramatiques dans de nombreuses régions du monde. Des dirigeants autocratiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont été évincés ou forcés de démissionner. Le Myanmar a choisi avec détermination la voie de la réforme. Des facteurs économiques, sociaux et politiques sont à l’origine de ces changements sociaux qui ont conduit la population à demander « pain, liberté et dignité » sur la place Tahir en Égypte, où nous avons constaté qu’une transition politique peut – bien que rarement — s’effectuer du jour au lendemain. Mais les régimes autocratiques laissent des legs, des structures économiques, des systèmes d’incitation et des institutions qui ne disparaissent pas dès qu’un dictateur quitte le pouvoir ou s’en écarte. Les droits politiques, les droits de l’homme, les politiques progressives sociales et économiques, l’attribution équitable des emplois et la primauté de l’état de droit, ne succèdent pas automatiquement aux moments de changements politiques importants. L’un des premiers choix que doivent faire ceux qui dirigent le processus de transition est donc de favoriser l’inclusion lorsqu’ils commencent à définir leur futur. Pour la légitimité et la longévité, le dialogue avec toutes les personnes concernées — la société civile, les universitaires, l’élite du  Lire