Réflexions sur la transition vers l’économie verte au Bénin

26 mars 2013

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«  Problématique de la transition du Bénin vers une économie  verte», c’est le thème de l’atelier qui réunit du 26 au 27 mars 2013 à l’hôtel Azalaï de Cotonou plusieurs cadres des ministères sectoriels, les acteurs consultatifs et opérationnels de planification, de budgétisation, de suivi et de contrôle des actions de développement,  les parlementaires, les chercheurs, les universitaires et membres  de la société civile au Bénin.

Organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU), cet atelier vise comme objectifs d’examiner les défis et opportunités pour l’émergence d’une économie verte, d’identifier le rôle des différents acteurs et de répertorier les facteurs susceptibles d’accompagner ces acteurs dans la marche vers  une économie verte.

Dans son mot de bienvenue à l’ouverture des travaux de l’atelier, le Directeur de la planification et de la prospective du MEHU a fait observer que le niveau de dégradation des ressources naturelles au Bénin est préoccupante. Vu l’effet des changements climatiques avec pour conséquences, les inondations, les sécheresses, l’érosion des côtes, l’élévation du niveau des mers, la dégradation des terres, il devient impérieux d’explorer les possibilités vers une économie verte.

L’économie verte  est une économie qui à long terme, utilisera moins ou mieux les matières premières non renouvelables, a expliqué Madame Nardos Bekele-Thomas, Coordonnateur Résident du SNU et Représentant Résident du PNUD.

« Au Bénin, et au regard  du contexte de développement, l’économie verte aura pour vocation de protéger et de rétablir les services éco systémiques rendus par l’eau, les sols, la biodiversité. Elle mettra davantage les hommes et les femmes au centre de l’entreprise et du projet social, qui promeut la participation de tous à la décision à travers une meilleure politique d’aménagement du territoire et de planification du développement », a-t-elle souligné.  Elle a souhaité enfin qu’un document de stratégie soit élaboré de façon consensuelle et graduelle en tenant compte des contraintes spécifiques du Bénin et des besoins d’accélération de la croissance et de création d’emplois.

Pour M. Blaise Ahanhanzo-Glèlè,  Ministre de l’Environnement,  le concept d’économie verte est considérée, depuis la récente conférence sur l’environnement et le développement durable de Rio+ 20, comme une nouvelle opportunité de création de richesses et d’emplois ; et par conséquent de réduction de la pauvreté. Cette opportunité, le Bénin se doit de la saisir.

 Il évoque quelques conditions pour sa réussite : « Pour une transition réussie, il faut considérer le contexte politique et institutionnel national ; déterminer les principaux acteurs et leurs besoins en terme de renforcement de capacités, notamment sur les mesures à prendre en termes de verdissement des cycles budgétaires nationaux, des processus de planification de développement ou des secteurs économiques stratégiques ; recenser les outils d’analyses et les besoins de connaissances  et étudier la possibilité d’influencer l’action publique. »

Plusieurs communications seront présentées pour alimenter les réflexions. A l’issue des travaux, un rapport comportant des analyses susceptibles de guider le Bénin dans sa marche vers une économie verte sera élaboré et transmis aux décideurs politiques. Une série de recommandations réalistes, opérationnelles et pragmatiques devant aider le Bénin à décider de l’opportunité d’une marche vers une économie verte seront également formulées. 

Le rapport sera décliné en actions concrètes à travers une feuille de route.