Lancement de l’initiative de financement pour la résilience aux changements climatiques au niveau local

19 févr. 2013

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L’initiative dénommée « Facilité de l’adaptation aux changements climatiques au niveau local » (LoCAL) a été lancée pour les pays africains ce jour à l’Hôtel Novotel de Cotonou. Le LoCAL est un mécanisme mis en place par l’UNCDF pour la mise en œuvre des investissements aux changements climatiques par les collectivités locales. Il a été expérimenté depuis deux ans de manière concluante en Asie notamment au Bhoutan et au Cambodge. C’est ce qui a motivé son élargissement vers les pays africains.

La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par Blaise Ahanhanzo-Glèlè, Ministre béninois  de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme, entouré de plusieurs autres personnalités.

Les pays en développement sont de plus en plus vulnérables aux changements climatiques, surtout à cause de leur forte dépendance aux ressources naturelles. « Les changements climatiques ne sont plus une question d’environnement et de développement, mais de survie », a déclaré Blaise Ahanhanzo-Glèlè.

Plusieurs mécanismes sont mis en place pour financer la lutte contre les changements climatiques, mais ils ne sont pas toujours en adéquation avec les réalités locales, caractérisées entre autres par l’insuffisance de ressources et de capacités des acteurs locaux. Le Ministre béninois a salué l’organisation à Cotonou de l’atelier pour la mise en place du loCAL pour les pays africains.

 « L’originalité du LoCAL réside dans le fait, qu’il est lié au système intergouvernemental de transferts financiers aux collectivités locales, où des subventions basées sur la performance de l’adaptation au changement climatique viennent compléter les allocations budgétaires dont bénéficient les collectivités locales », a précisé Madame Christine Roth, Secrétaire Exécutive Adjointe de l’UNCDF.

A sa suite, Madame Nardos Békélé-Thomas, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Bénin, a déclaré que « le contexte actuel marqué par les réflexions sur l’économie verte et les mesures post 2015 semble tout à fait approprié pour attirer davantage l’attention sur le rôle et la responsabilité que doivent prendre les autorités locales dans le processus de développement qui se veut propre et durable, ainsi que l’atteste la signature, à Durban en 2012 par les Maires de la Charte de l’Adaptation aux changements climatiques ».  


Elle a réitéré l’engagement des Nations Unies de canaliser davantage de ressources disponibles au niveau international et national vers les collectivités locales, afin que celles–ci remplissent efficacement leur mission de développement local.

Pendant trois jours que dureront les travaux de l’atelier, les participants venus de neuf pays africains (Benin, Burkina Faso, Burundi, Ghana, Guinée, Mali, Mozambique, Niger et Ouganda) vont s’approprier le mode opératoire du LoCAL, la démarche et les indicateurs  de suivi ainsi que le rôle des collectivités locales dans sa mise en place.  Par ailleurs, Les délégations de chaque pays  vont présenter leurs stratégies d’adaptation aux changements climatiques et le mécanisme de financement au niveau national et local y compris le rôle des partenaires techniques et financiers dans la prise en charge des actions d’adaptation. Ils vont élaborer et adopter enfin des feuilles de route pour leurs pays respectifs, qui déboucheront sur un plan de travail global de mise en œuvre du LoCAL ainsi que les perspectives de son financement en Afrique.

Pour M. Luc Gnacadja, Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la Désertification, le LoCAL vient combler un déficit institutionnel et structurel. S’adapter face aux changements climatiques est devenu une obligation pour les pays africains qui doivent aussi ajuster leurs systèmes de production pour mieux vivre. «  Je resterai un acteur engagé pour soutenir le LoCAL », a-t-il promis.