Les capacités d’intervention en déminage humanitaire du CPADD renforcées

28 nov. 2013

image Un stagiaire du centre de deminage dans l'entrepôt de matériels de déminage. Crédits photo: PNUD Bénin

Pour  répondre aux multiples sollicitations en matière de formation des spécialistes en déminage humanitaire et aux opérations de maintien de la paix sur le continent africain, le Centre de Perfectionnement et d’Actions de Dépollution et de Déminage (CPADD) de Ouidah s’est vu renforcer ses capacités d’accueil et d’intervention. Ceci grâce à un projet financé par le Japon et mis en œuvre par le Ministère chargé de la Défense, avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réception définitive des travaux dudit projet, après deux ans d’activités, a eu lieu ce jour  à Ouidah en présence du représentant du Maire de la Ville, de l’Intendant Militaire, représentant le Ministre de la Défense, de l’Ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara et du Représentant Résident a.i du PNUD, Odile Sorgho-Moulinier.

Il s’agit entre autres de la réhabilitation et la construction d’infrastructures, notamment du bâtiment principal (bloc pour hébergement, appartements de séjour, bureaux, magasins et salles de cours), du pavage des rues du Centre ; du renforcement des capacités institutionnelles du Centre à travers diverses acquisitions de matériels et équipements (groupe électrogène, 2 véhicules de terrain, un bus de 30 places pour le transport des stagiaires, des équipements informatiques, etc.), du renforcement des capacités techniques d’intervention à travers les formations et la participation à des ateliers internationaux. Le coût des réalisations s’élève à  2 millions (2.000.000) de dollars US, soit environ 1 milliard de francs CFA.

Le représentant du Ministre de la Défense se réjouit de ce que les objectifs du projet d’appui au renforcement des capacités institutionnelles du CPADD ont été réalisés et permis de doubler la capacité d’accueil du centre, dont la  vocation est régionale.  Plus de 275 stagiaires venus de 32 pays africains ont été déjà formées dans ledit centre, a-t-il précisé.

La participation du PNUD à un tel projet n’est pas une première, a souligné Madame Odile Sorgho-Moulinier. En tant que « principal organisme des Nations Unies à traiter des conséquences socioéconomiques à long terme des mines terrestres et des explosifs utilisés en temps de guerre, le PNUD aide actuellement plus d’une vingtaine de pays à réduire le nombre d’armes en circulation et appuie les initiatives politiques visant à faire en sorte que le contrôle des armes légères fasse partie intégrante du programme de développement aux niveaux international, régional et national », a-t-elle indiqué. Elle a enfin remercié le Japon pour la confiance placée au PNUD et tous les partenaires techniques et financiers pour leurs diverses contributions au rayonnement du CPADD.

Pour l’Ambassadeur Daini Tsukahara, « il n’y a pas de développement durable sans une consolidation de la paix. C’est la raison pour laquelle le Japon apporte sa contribution active dans le domaine de la paix et de la stabilité ». Après avoir remercié le Gouvernement du Bénin pour l’importance accordée au projet et le PNUD pour le rôle très significatif joué dans sa mise en œuvre, il s’est dit convaincu que les impacts escomptés feront du CPADD un centre d’excellence et de référence pour la promotion de la sécurité humaine en Afrique.

Une visite guidée des infrastructures a mis un terme à la cérémonie de réception des travaux de consolidation et d’accroissement des capacités d’accueil du CPADD.