Aloukou Tokpnou (a droite) expliquant les bienfaits des ressources forestières
Aloukou Tokpnou ( a droite) expliquant les bienfaits des ressources forestieres

Aloukou Tokpanou est âgé de 42 ans, père d’une famille de quinze (15) enfants et guérisseur traditionnel dans son village. Aujourd’hui, il est le Président du comité de gestion et un grand conservateur de la forêt sacrée d’Anagodo dans la commune d’Adjara située à environ 78 km de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Grâce au Projet d’Intégration des Forêts Sacrées dans les Aires Protégées du Bénin (PIFSAP) appuyé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour  le développement (PNUD), la communauté d’Adjara  œuvre pour la conservation des forêts.

A Retenir

  • Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), 80 à 85% des Béninois ont recours à la médecine traditionnelle en cas de maladie.
  • Le projet a identifié la mise en place d'un jardin botanique pour reproduire les plantes médicinales en voie de disparition. 400 plants d'arbres ont été mis en terre, des espèces animales lâchées dans la forêt pour conserver la biodiversité.
  • Le projet prévoit pour chaque forêt, la mise en œuvre des Plans d’Aménagement et de Gestion Simplifié des Forêts (AGS), dans lesquelles les communautés elles-mêmes ont identifié des activités alternatives comme le petit élevage, la plantation de plantes médicinales, le maraîchage etc. pour qu’elles ne continuent pas de détruire les ressources forestières, afin d’assurer leur subsistance.

Doigtant une plante dans la forêt, Alokou nous confie : «cet arbre là constitue une richesse, un vermifuge. Il suffit de triturer ses feuilles et y ajouter du  citron ». Très conscient des vertus des plantes, il se dit très déterminé à leur conservation.

Les membres du  comité de gestion surveillent les arbres existants dans la forêt et procèdent à la replantation des essences en voie de disparition. « On n’y va plus chercher du bois et des plantes. Nous avons identifié la mise en place d’un jardin botanique pour reproduire les plantes médicinales en voie de disparition », affirme Aloukou. C’est ainsi que 400 plants d’arbres ont été mis en terre, des espèces animales ont été  lâchées dans la forêt.

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), 80 à 85% des Béninois ont recours à la médecine traditionnelle en cas de maladie. Les plantes, racines thérapeutiques utilisés par les guérisseurs sont issues des forêts. Beaucoup de femmes continuent de vivres des ressources de la forêt. Tôt les matins, elles vont couper du bois pour la cuisson domestique ou des plantes médicinales qu’elles vendent dans les marchés environnants. Ces activités notamment l’extension des champs par les hommes, des habitats et autres activités anthropiques constituent des menaces pour les forêts.  Même celles qui sont dites « sacrées » et gardées par les dignitaires de culte vodoun  ne sont pas épargnées.

C’est ce qui a conduit, le Gouvernement du Bénin à mettre en place en collaboration avec  les communes grâce à l’appui du FEM et du PNUD, le PIFSAP. Depuis son lancement en juin 2011, le projet a mené plusieurs actions : la réalisation de l’état des lieux du potentiel forestier de la cinquantaine de forêts, la délimitation des frontières de chaque forêt, l’évaluation des besoins en espèces fauniques et floristiques, puis la plantation d’arbres pour délimiter les forêts et le lâché de certaines espèces animales disparues notamment des serpents qui permettent de détruire les  termites qui sont des rongeurs d’arbres.

Le projet prévoit pour chaque forêt, la mise en œuvre des Plans d’Aménagement et de Gestion Simplifié des Forêts (AGS), dans lesquelles les communautés elles-mêmes ont identifié des activités alternatives comme le petit élevage, la plantation de plantes médicinales, le maraîchage etc. pour qu’elles ne continuent pas de détruire les ressources forestières, afin d’assurer leur subsistance.

Publications
Information sur le dévelopement durable RIO+20

Le Bénin, en participant à la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUCED) tenue en juin 1992 à Rio de Janeiro a manifesté son adhésion sans réserve à la problématique du développement durable.

Le PNUD et la gestion des Crises et Catastrophes Naturelles au Bénin

Ce document fait le point de l'assistance du PNUD au Bénin dans la gestion des crises et des catastrophes naturelles.

Plus de publications