Habiliter les femmes pour protéger la lagune

 Adovè réchauffe les huitres pour en enlever les coquilles (Photo: PNUD))
Adovè réchauffe les huitres pour en enlever les coquilles (Photo: PNUD)

Il y a trois ans, Kindozandji Adovè avait dû se résoudre à ne plus envoyer qu’une seule de ses trois filles à l'école, car ses revenus tirés de la vente d’huîtres ne lui suffisaient plus pour payer la scolarité de trois enfants.

À présent, grâce au Programme de microfinancements du PNUD, elle gagne suffisamment d’argent pour envoyer ses trois fillettes à l’école, sans toutefois dépenser l’intégralité de son revenu.

A Retenir

  • Plus de 150 femmes vivant le long de la côte ont bénéficié du programme à travers des activités génératrices de revenus grâce à la récolte des huîtres, la production de sel et la culture des terres.
  • 1000 m de la ligne de côte a été protégé avec la plantation d'eucalyptus

Adovè a reçu un prêt de 63 dollars au titre d’un microcrédit, ce qui l’a aidée à acheter deux radeaux qu’elle utilise désormais pour récolter les huîtres dans la lagune où elle vit. De plus, en utilisant des radeaux, elle utilise une méthode innovante pour la récolte des huîtres, qui protège aussi l’environnement.

Adovè est l’une des 150 femmes vivant avec sa famille le long de la côte du Bénin à avoir bénéficié d’un projet mis en place pour encourager les communautés à rechercher des solutions locales au développement durable, afin de trouver un compromis indispensable entre les mesures de conservation et la génération de revenus via des activités telles que la récolte d’huîtres, la production de sel et la culture des terres.

 

Avant le début du projet en janvier 2008, les revenus de la pêche dans la lagune du Bénin étaient en chute constante, passant de 2 100 tonnes en 1993 à 532 tonnes en 1999, puis à 134 tonnes en 2008.

Pour y faire face, l’Association béninoise des professionnels en évaluation environnementale, le Projet pour le développement du tourisme au Bénin, le Programme de microfinancements du Fonds pour l'environnement mondial et le PNUD ont conjointement conçu une méthode écologiquement durable de récolte des huîtres, qui permet en même temps de protéger les palétuviers et de recycler les coquilles d'huîtres.

Au lieu de couper les branches saines des palétuviers sur lesquelles les huîtres se développent généralement, cette nouvelle méthode suspend les coquilles d’huître vides sur une structure en bambou, qui est ensuite plongée dans l’eau de la lagune.

De nouvelles huîtres viennent alors se greffer sur ces structures et se développent sur les coquilles vides. La récolte peut ainsi se faire sans endommager les palétuviers, dont la fonction est de protéger la ligne de côte contre l’érosion et qui servent aussi de régions de reproduction aux poissons et autres êtres vivant dans l’océan.

Dans le cadre de l'effort mené au titre de ce projet pour préserver la lagune et garantir le développement de futures colonies d'huîtres, ce sont les femmes qui gèrent et surveillent les zones interdites à la pêche, avec l’aide des gardiens traditionnels des villages, très influents. Ces femmes ont aussi repeuplé la forêt d’eucalyptus sur une distance de 1 000 mètres de la ligne de côte.

Publications
Information sur le dévelopement durable RIO+20

Le Bénin, en participant à la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUCED) tenue en juin 1992 à Rio de Janeiro a manifesté son adhésion sans réserve à la problématique du développement durable.

Le PNUD et la gestion des Crises et Catastrophes Naturelles au Bénin

Ce document fait le point de l'assistance du PNUD au Bénin dans la gestion des crises et des catastrophes naturelles.

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