6 Mettre en place un partenariat mondial

Où en sommes-nous?

Bien que le montant nominal de l’aide publique au développement évolue à la hausse pour le Bénin au cours de la décennie 90, on observe à partir des années 2000 une rationalisation de l’aide marquée par une diminution de son volume, la proportion des aides publiques au développement en proportion du PIB oscillant autour du seuil des 20% du PIB. En effet, d’un niveau de 10% dans les années 90, le ratio APD sur le PIB est passé de 36,4% en 2000 à 19,8% en 2008 en raison du fait qu’entre les années 2000 et 2008, les APD ont été multipliées par 3 alors que le PIB au cours de la même période a été multiplié par 5. Le montant de l’Aide Publique au Développement (APD) est passé de 238 millions de dollars US en 2000 à 641 millions de dollars US en 2008. Les secteurs de concentration de l’aide sont principalement le transport (18,1%), le développement social (14,9%), la santé (14,6%), l’administration du développement (11%), la mise en valeur des ressources humaines (10,7%).

Le Bénin regorge assez de potentialités aussi bien sur le plan national, régional qu’international. Des avantages comparatifs qui devraient lui permettre de tirer profit du commerce international et de marquer sa présence sur le marché des échanges.

 Cependant, le volume et la composition des exportations du Bénin n’ont pas connu beaucoup de mutation ces deux dernières décennies, bien qu’elles se soient sensiblement améliorées en valeur passant de 71,8 milliards en 1990 à 435 milliards de FCFA en 2009. Elles restent dominées par un seul produit : le coton. Ce dernier occupait jusqu’en 2007, 80% des recettes d’exportations, tandis que les autres cultures d’exportations à savoir l’huile de palme, l’anacarde et l’ananas ne totalisent qu’environ 10% des ventes à l’étranger (BAD/OCDE, 2008).

Le Nombre de lignes téléphoniques pour 100 habitants  n’a enregistré que des fluctuations sur la période d’observation. En effet, de 0,93% en 2003, il a atteint 1,5% en 2010 tout en enregistrant une chute en 2006. Cette réticence à l’utilisation des lignes téléphoniques fixes peut s’expliquer par l’utilisation des téléphones mobiles par la majorité de la population béninoise.

Le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile pour 100 habitants s’est nettement amélioré au cours de ces dernières années. En effet, d’un niveau de 4,64% en 2003, il est passé de 44,33% en 2008 à 79,2% en 2010, soit des hausses respectives de plus de 39 et 34 points sur des intervalles de 5 et 2 ans.

Contraintes

Le vandalisme des câbles téléphoniques, et le manque de financement pour les lourds investissements constituent des risques et contraintes qui peuvent entraver l’atteinte de l’OMD 8 spécifique au TIC.

A cela s’ajoutent (i) le coût très élevé des équipements dûs à une forte fiscalité; (ii) la faible couverture géographique ; (iii) la faible vitesse de connexion ; (iv) le manque de source d’énergie dans les zones rurales ; (v) la rareté de financement ; (vi) les besoins en main d’œuvre spécialisée dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) non couverts.

Toutefois, il convient de préciser que les ménages avec un certain pouvoir d’achat ne bénéficient d’aucun programme  d’initiation aux outils de communication et de télécommunication.

Défis

Les principaux défis à relever consisteront à : (i) étendre le réseau téléphonique GSM à toutes les villes et milieux ruraux et améliorer la qualité des prestations; (ii) réduire le coût d’accès au téléphone; (iii) favoriser l’accès aux nouvelles technologies de l’information en tenant compte de l’impact de la mondialisation ; (iv) créer un cadre légal et réglementaire approprié en vue de promouvoir l’investissement dans le secteur et améliorer l’offre et la qualité des services; (v) intensifier les actions contenus dans le  Projet régional de fibre optique  en offrant la possibilité aux populations  de se connecter à moindre coût à la station terminale du câble sous-marin intercontinental SAT- 3 et de bénéficier de la mise à disposition de l’internet haut débit ; (vi) l’achèvement de l’enregistrement des propriétaires de Sim GSM par l’ATRPT ; la protection des installations ; (vii) le financement des investissements lourd notamment pour l’installation des câbles téléphoniques  et (viii) le renforcement des équipements pour la connexion à l’internet à haut débit surtout dans les communes.

 

1.71 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Répondre aux besoins particuliers des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires en développement
    • Seuls cinq pays donateurs ont atteint la cible des Nations Unies pour l’aide publique.
  2. Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier ouvert, réglementé, prévisible et non discriminatoire
    • Montant net de l'APD totale et en faveur des pays les moins avancés, en pourcentage du revenu national brut des pays donateurs du comité d'aide au développement de l'organisation de coopération et de développement économique (CAD/OCDE): 19,8%
  3. Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement
    • Service de la dette, en pourcentage des exportations de biens et services: 2,5%
  4. En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement
    • Proportion de la population pouvant se procurer les médicaments essentiels à un coût abordable et dans des conditions pouvant être maintenues durablement : 50%
  5. En coopération avec le secteur privé, faire en sorte que les nouvelles technologies, en particulier les technologies de l’information et de la communication, soient à la portée de tous
    • Nombre de lignes fixes, pour 100 habitants: 1,9%
    • Abonnés à un service de téléphonie mobile, pour 100 habitants:74,3%