16 September 2007 - International Ozone Day: Ad Melkert Opinion Editorial

The Gazette (Montreal) - September 16, 2007 Sunday Twenty years later, the Montreal Protocol is still making its mark; The pact was a ground-breaking deal that set the stage for Kyoto

The Jakarta Post - September 17, 2007 Monday The Montreal Protocol a model of global accord

AD MELKERT, Freelance. Today we commemorate the 20th anniversary of the signing of the Montreal Protocol, a ground-breaking international agreement that curbed and eventually reversed the thinning of the ozone layer, and ushered in a new era of environmental responsibility.

By any measure, the protocol has been a resounding success. Its 191 signatories have together phased out more than 95 per cent of ozone-depleting substances, and we expect the Earth's protective ozone layer to return to its pre-1980 levels no later than 2075.

I take pride in having played a very small part in that success: As a member of the Dutch Parliament, I helped ratify the protocol. At the time, many of us had questions about its chances for success. Would it be possible to persuade people to forsake useful household and personal goods - to change their everyday habits - in the interest of preserving an invisible chemical layer miles above the highest clouds in the sky? Could governments, communities and industries adapt in the name of the environment?

As it turns out, they could, and they have-very effectively. The Montreal Protocol, the first legally binding international environmental agreement, brought about a remarkable transformation. It changed human behaviour world-wide, and in doing so changed - indeed, dramatically improved - the condition of the environment.

Today, we stand at an even more crucial environmental crossroads. Climate change broadly threatens human progress, most immediately and seriously in the developing world. Starting next week in New York, at Secretary-General Ban Ki-moon's high-level climate-change meeting, and continuing through to the Conference of the Parties in Bali later this year, world leaders will seek to agree on a successor treaty to the Kyoto Protocol. They will try to secure the multilateral agreement that will enable us to meaningfully address the climate challenge in the years ahead.

Twenty years after its inception, the Montreal Protocol is thriving proof that the international community can co-operatively take on shared environmental challenges.

One of the most notable aspects of Montreal's success is its engagement of both the developed and developing worlds in reducing ozone-depleting substances. Because poor and vulnerable communities often bear the highest costs of environmental degradation, we at the United Nations Development Program - with the financial help of the Multilateral Fund, the protocol's implementation fund - have helped more than 100 countries phase out more than 63,000 tonnes of ozone-depleting substances. In India, for example, we helped 80 small and medium-size businesses cut out 290 metric tonnes of ozone-depleting chlorofluorocarbon-11 (CFC-11) from the manufacture of polyurethane insulation products. The government of Brazil, meanwhile, has finalized a national phase-out plan for getting rid of CFCs three years ahead of time. The plan is valued at $27 million U.S.

Farmers in Malawi have taken 185 tonnes of ozone-depleting methyl bromide out of use. The nation's government, working with the UNDP, supported the production of materials for a cost-effective alternative to methyl bromide. The project's outreach activities in rural areas offered an added bonus at the community level: HIV/AIDS education and awareness-building by the Malawi National AIDS Commission.

The protocol has done its share in mitigating climate change, too. Many ozone- depleting substances are also greenhouse gases; their elimination serves to protect not only the ozone layer but also the global climate.

Twenty years after the signing of the protocol, at the mid-point of the drive to achieve the Millennium Development Goals, the outcomes of Montreal demonstrate how multilateral co-operation can improve the environment and the lives of people who depend on it. As the international community gears up to determine our post-Kyoto course, we need the same co-operative spirit, ambitious intent, and inclusive approach of the Montreal Protocol. Most of all, the international community needs to recognize that the poor are the most vulnerable to the impacts of climate change, and that we do not need to compromise economic growth or development goals to reduce emissions. With this recognition, and a commitment to change, we might be able to repeat the success of Montreal.

Ad Melkert is UN under-secretary general and associate administrator of the United Nations Development Program. He was a Dutch member of Parliament when the Montreal Protocol was ratified in 1987.

Association de la Press Panafricaine (APPA) Le Protocole de Montréal: un modèle de coopération mondiale pour le plus grand bénéfice de l’environnement

Nous célébrons aujourd’hui le 20e anniversaire de la signature du Protocole de Montréal, un accord international pionnier qui a permis de réduire et à terme d’éliminer complètement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, et qui a inauguré une ère nouvelle de responsabilité. Selon toute apparence, le Protocole a été une réussite retentissante. Ensemble, ses 191 signataires ont éliminé plus de 95% des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, et nous espérons que la couche d’ozone qui protège la Terre recouvrera le niveau qui était le sien avant 1980 d’ici à 2075 au plus tard.

Je suis fier d’avoir joué un petit rôle dans cette réussite: en ma qualité de membre du Parlement des Pays-Bas, j’ai aidé à la ratification de ce Protocole. A cette époque-là, nombreux étaient ceux qui s'interrogeaient sur ses chances de réussite. Serait-il possible de persuader les consommateurs de renoncer à des produits ménagers ou personnels utiles – de modifier leurs habitudes quotidiennes – afin de préserver une couche chimique invisible se trouvant à des kilomètres au-dessus des nuages les plus élevés du ciel ? Les gouvernements, les collectivités et les industries pourraient-ils s’adapter à ces changements au nom de la protection de l’environnement?

Il s’est avéré qu’ils pouvaient le faire, et qu’ils l’ont fait avec une grande efficacité. Le Protocole de Montréal, premier accord environnemental international juridiquement contraignant, a été à l’origine d’une transformation remarquable. Il a modifié les comportements humains partout dans le monde, et a changé – de manière spectaculaire en fait – l’état de l’environnement. Aujourd’hui, nous nous trouvons à une étape environnementale encore plus décisive et cruciale. Les changements climatiques représentent une menace globale pour les progrès de l’humanité, de la manière la plus immédiate et la plus grave surtout dans le monde en développement. A partir de la semaine prochaine, au cours de la réunion de haut niveau sur les changements climatiques que tiendra le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, et pendant la Conférence des Parties qui aura lieu dans le courant de l’année à Bali, les dirigeants du monde entier tâcheront de convenir d’un traité qui fera suite au Protocole de Kyoto — afin de parvenir à un accord multilatéral qui nous permettra de nous attaquer de manière significative à la question des changements climatiques au cours des années à venir. Vingt ans après son lancement, le Protocole de Montréal est la preuve manifeste que la communauté internationale peut coopérer pour relever ensemble les défis environnementaux.

L’un des aspects les plus notables de la réussite du Protocole de Montréal est la participation des pays développés tout autant que les pays en développement aux efforts de réduction des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Les communautés pauvres et vulnérables subissent les effets les plus graves de la dégradation de l’environnement. Pour cette raison, le Programme des Nations Unies pour le développement, avec l’aide financière du Fonds multilatéral pour l’application du Protocole, a aidé plus de 100 pays à éliminer plus de 63 000 tonnes de substances qui appauvrissent la couche d’ozone. En Inde, par exemple, nous avons aidé 80 petites et moyennes entreprises à éliminer 290 tonnes métriques de chlorofluorocarbone-11(CFC-11) – une substance qui appauvrit la couche d’ozone – de la fabrication de produits isolants en polyuréthane. Entre-temps, le Gouvernement brésilien a achevé la mise au point d’un plan national d’élimination des CFC, avec trois ans d’avance sur les prévisions, pour un montant de 27 millions de dollars des Etats-Unis.

Au Malawi, des agriculteurs ont supprimé l’utilisation de 185 1tonnes de bromure de méthyle, une substance qui appauvrit la couche d’ozone. Le Gouvernement de ce pays, en collaboration avec le PNUD, a encouragé la production de matières qui constituent une alternative économique et efficace au bromure de méthyle. Les efforts de diffusion de ce projet menés dans les zones rurales ont présenté un nouvel avantage au niveau des communautés en permettant au Comité national du Malawi de lutte contre le sida d’entreprendre des activités d’éducation et de sensibilisation au VIH/sida.

Le Protocole a également joué un rôle dans l’atténuation des changements climatiques. Un grand nombre de substances qui appauvrissent la couche d’ozone sont également des gaz à effet de serre; leur élimination permet de protéger autant la couche d’ozone que le climat de la planète.

Vingt ans après la signature du Protocole, à la mi-parcours des efforts visant à réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, les résultats du Protocole de Montréal ont montré comment une coopération multilatérale peut améliorer l’environnement et les conditions de vie de ceux qui en dépendent. Tandis que la communauté internationale se prépare à déterminer la voie à suivre après Kyoto, il nous faut faire preuve, comme nous l’avons fait dans le cas du Protocole de Montréal, du même esprit de coopération et de la même volonté d’ambition, et œuvrer dans la même approche au bénéfice de tous. La communauté internationale doit surtout doit reconnaitre que les populations pauvres sont les plus durement touchées par les changements climatiques, et que la réduction des émissions ne compromet pas nécessairement la croissance économique ou les objectifs de développement.

Conscients de cet état de choses et déterminés à changer la situation, nous serons peut-être à même de reproduire le succès du Protocole de Montréal.

Ad Melkert est Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Administrateur associé du Programme des Nations Unies pour le développement Il était membre du Parlement des Pays-Bas au moment de la ratification du Protocole de Montréal en 1987.

Chemicals Management Topics

 

 

"The success of the Montreal Protocol shows us that there are global instruments that can help curb the impact of human activities on the global environment. We should draw lessons from this experience, and strive to replicate it”.

United Nations Secretary-General Ban Ki-moon

"Le succès du Protocole de Montréal nous montre que ce type d’instrument
peut contribuer à limiter l’impact des activités humaines sur l’environnement. Nous devrions tirer les leçons de cette expérience et tenter de la reproduire"
.

Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unies.

“El éxito del Protocolo de Montreal nos indica que hay instrumentos
internacionales que nos pueden ayudar a disminuir el impacto de las actividades humanas sobre el medio ambiente mundial. Tenemos que aprovechar esta experiencia y tratar de reproducirla cuando sea de utilidad”
.

Ban Ki-moon, Secretario General de las Naciones Unidas.