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President Paul Kagame of Rwanda

"Nous avons convenu que pour réaliser nos objectifs (de développement), il existe des conditions préalables, notamment : la paix et la bonne gouvernance, la réduction des risques et des coûts des transactions commerciales, et l’élargissement de nos marchés par le biais d’une intégration régionale efficace et de la création de pôles régionaux de croissance.  

Il est manifestement évident que cette vision ne peut être réalisée que si nous disposons d’un instrument, le "véhicule" assurant la mise en œuvre des différents programmes établis dans le cadre de cette vision.  En retour, cela exige d’un État capable, qu’il soit en mesure d’oeuvrer étroitement avec le secteur privé, et quand la situation le permet, de promouvoir et de développer le secteur privé…un État qui puisse assurer la sécurité et la stabilité pour tous, créer des conditions pour les investissements nationaux et étrangers, et prévoir un espace pour chacun. 

Un État capable est un État qui place le développement au centre de ses priorités, travaillant activement main dans la main avec tous ses citoyens pour promouvoir les progrès économiques et sociaux…."

[ pour plus d’information ]

Le Président Paul Kagamé
du Rwanda

 

PARTENAIRES

AGF7 est organise par le PNUD-RBA en partenariat avec:

Gouvernement du Burkina Faso

UNECA

Banque Africaine de Développement

UN-DESA

UNCDF

OSAA

Septième Forum Africain Sur La Gouvernance

Le septième Forum africain sur la gouvernance (FAG-VII) se tiendra à Ouagadougo, au Burkina Faso, du 24 au 26 octobre 2007, sur le thème "Renforcer les capacités de l’État en Afrique."

Ce thème a été approuvé en vertu d’une recommandation adoptée par le sixième Forum africain sur la gouvernance, qui s’était tenu à Kigali, au Rwanda, en 2006 et qui avait pour thème la "Mise en oeuvre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)." 

À la session de Kigali, le manque des institutions nationales, des organisations de la société civile, du secteur privé et des autres acteurs non étatiques a été identifié comme le plus grand obstacle à la gouvernance et à la réalisation du développement en Afrique.

Il a été souligné qu’en Afrique, où les institutions sont particulièrement faibles, un État capable demeure indispensable pour assurer des services publics efficaces, la bonne gouvernance et le suivi du développement dans son ensemble.

Le septième Forum africain sur la gouvernance aura les objectifs spécifiques suivants:

  1. Réfléchir au sens et à la définition d’un État capable appropriés au contexte africain et aux liens avec la paix, la sécurité, la bonne gouvernance et le développement.
  2. Faire le point des données d’expérience et des enseignements tirés des efforts faits pour relever les defies en matière de capacités en Afrique, notamment les facteurs internes et externes qui ont facilité et/ou entravé l’édification d’un État capable.
  3. Échanger des idées sur les problèmes rencontrés et les possibilités qui se présentent à l’heure actuelle en matière de développement des capacités pour l’édification d’un État capable en Afrique et leurs implications pour l’Afrique et ses partenaires de développement.
  4. Identifier la nature et les types de capacités requises chez les différents acteurs étatiques et non étatiques dans le contexte africain, comment assurer l’appropriation du processus d’édification d’États capables par toutes les parties prenantes pertinentes.
  5. Discuter de la façon dont l’Afrique peut effectivement répondre en mettant en place des stratégies maïtrisées et conduites par les Africains en vue d’édifier l’État capable, et de la nature des partenariats nécessaires à cette fin.

Trente pays africains ont été invites à participer au septième Forum africain sur la gouvernance. Ces pays ont été sélectionnés sur la base d’une répartition équitable linguistique et géographique, des pratiques optimales et de leur expérience post-conflit. Il s’agit du Nigéria, du Libéria, du Ghana, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Sierra Leone, du Mali et du Togo pour l’Afrique de l’Ouest; des Comores, du Rwanda, de l’Éthiopie, de la Tanzanie, du Kenya, de Maurice, du Soudan et de l’Ouganda pour l’Afrique de l’Est; de l’Afrique du Sud, de la République démocratique du Congo, du Burundi, de la République du Congo, du Cameroun et du Gabon pour l’Afrique centrale; de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour l’Afrique du Nord. La République centrafricaine et le Tchad, pays d’Afrique centrale, y participeront en qualité d’observateurs.

Le document de synthèse et les sept documents thématiques techniques élaborés par des experts africains independents visent à apporter une contribution technique aux discussions consultatives nationales et aux délibérations au Forum proprement dit. Ces documents concernent les questions suivantes:

  1. La redéfinition du rôle de l’État et les problèmes de développement en Afrique
  2. Le renforcement des capacités institutionnelles et humaines pour le bon fonctionnement du secteur public
  3. La légitimité de l’État et des dirigeants
  4. Amélioration de la façon dont l’État s’acquitte de ses obligations au moyen de la décentralisation de la gouvernance
  5. Le rôle des acteurs non étatiques
  6. Mondialisation et compétences de l’État
  7. Le rôle des femmes dans le renforcement de la capacité de l’État en Afrique: défis et opportunités

Ces documents ont été utilisés pour apporter une contribution technique aux consultations nationales qui se sont déroulées dans les pays invités à participer et ont été intégrés aux rapports nationaux qui résument les expériences nationales de ces pays en matière de renforcement des capacités nationales et d’édification d’un État capable en Afrique. Ces rapports nationaux ainsi que les documents techniques constitueront la base des délibérations et de l’échange des expériences au Forum ainsi que pour l’élaboration de stratégies globales et durables et de programmes pour l’édification d’un État capable en Afrique.

Le fait que l’Afrique demeure confrontée à des défis en matière de renforcement des capacités, en dépit des efforts et ressources considérables investies, souligne la nécessité pour une réflexion approfondie et l’adoption d’une nouvelle approche qui reconnaît et prévoit l’espace nécessaire aux dirigeants en Afrique pour définir les capacités de manière à ce qu’elle s’applique aux besoins essentiels du continent africain, établisse clairement ses liens avec les politiques et les institutions nationales et détermine comment ces institutions fonctionnent pour avoir un impact sur la capcité du continent à faire face aux défis de sa sécurité, sa gouvernance et de son développement.

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